La revue de stress de Lolobobo

Une revue de blogs, des audiobooks, des calembours à deux balles, et les des chroniques par un blogueur quadragénaire,père de famille, provincial, non influent et complètement à l'Ouest
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Category Audio et video › Le tour du Monde en 80 jours

Le tour du Monde en 80 jours en audio...

Fil des billets Fil des commentaires

Le tour du monde en 80 jours - Chapitre 34

, 09:00

QUI PROCURE A PASSEPARTOUT L'OCCASION DE FAIRE UN JEU DE MOTS ATROCE, MAIS PEUT-ÊTRE INÉDIT

Phileas Fogg était en prison. On l'avait enfermé dans le poste de Custom-house, la douane de Liverpool, et il devait y passer la nuit en attendant son transfèrement à Londres

Au moment de l'arrestation, Passepartout avait voulu se précipiter sur le détective. Des policemen le retinrent. Mrs. Aouda, épouvantée par la brutalité du fait, ne sachant rien, n'y pouvait rien comprendre. Passepartout lui expliqua la situation. Mr. Fogg, cet honnête et courageux gentleman, auquel elle devait la vie, était arrêté comme voleur. La jeune femme protesta contre une telle allégation, son coeur s'indigna, et des pleurs coulèrent de ses yeux, quand elle vit qu'elle ne pouvait rien faire, rien tenter, pour sauver son sauveur.

Quant à Fix, il avait arrêté le gentleman parce que son devoir lui commandait de l'arrêter, fût-il coupable ou non. La justice en déciderait.

Mais alors une pensée vint à Passepartout, cette pensée terrible qu'il était décidément la cause de tout ce malheur ! En effet, pourquoi avait il caché cette aventure à Mr. Fogg ? Quand Fix avait révélé et sa qualité d'inspecteur de police et la mission dont il était chargé, pourquoi avait-il pris sur lui de ne point avertir son maître ? Celui-ci, prévenu, aurait sans doute donné à Fix des preuves de son innocence ; il lui aurait démontré son erreur ; en tout cas, il n'eût pas véhiculé à ses frais et à ses trousses ce malencontreux agent, dont le premier soin avait été de l'arrêter, au moment où il mettait le pied sur le sol du Royaume-Uni. En songeant à ses fautes, à ses imprudences, le pauvre garçon était pris d'irrésistibles remords. Il pleurait, il faisait peine à voir. Il voulait se briser la tête !

Une histoire a A télécharger là
à écouter ici :

Ou à à podcaster en cliquant là....
podcastez le son de la revue de Stress en RSS podcastez le son de la revue de Stress - avec Itune podcastez uniquement le tour du monde en 80 jours en RSS

Le tour du monde en 80 jours - Chapitre 33

, 10:53

OÙ PHILEAS FOGG SE MONTRE A LA HAUTEUR DES CIRCONSTANCES

Une heure après, le steamer Henrietta dépassait le Light-boat qui marque l'entrée de l'Hudson, tournait la pointe de Sandy-Hook et donnait en mer. Pendant la journée, il prolongea Long-Island, au large du feu de Fire-Island, et courut rapidement vers l'est.

ELe lendemain, 13 décembre, à midi, un homme monta sur la passerelle pour faire le point. Certes, on doit croire que cet homme était le capitaine Speedy ! Pas le moins du monde. C'était Phileas Fogg. esq.

Quant au capitaine Speedy, il était tout bonnement enfermé à clef dans sa cabine, et poussait des hurlements qui dénotaient une colère, bien pardonnable, poussée jusqu'au paroxysme.

Ce qui s'était passé était très simple. Phileas Fogg voulait aller à Liverpool, le capitaine ne voulait pas l'y conduire. Alors Phileas Fogg avait accepté de prendre passage pour Bordeaux, et, depuis trente heures qu'il était à bord, il avait si bien manoeuvré à coups de bank-notes, que l'équipage, matelots et chauffeurs -- équipage un peu interlope, qui était en assez mauvais termes avec le capitaine --, lui appartenait. Et voilà pourquoi Phileas Fogg commandait au lieu et place du capitaine Speedy, pourquoi le capitaine était enfermé dans sa cabine, et pourquoi enfin l'Henrietta se dirigeait vers Liverpool. Seulement, il était très clair, à voir manoeuvrer Mr. Fogg, que Mr. Fogg avait été marin.
Maintenant, comment finirait l'aventure, on le saurait plus tard. Toutefois, Mrs. Aouda ne laissait pas d'être inquiète, sans en rien dire. Fix, lui, avait été abasourdi tout d'abord. Quant à Passepartout, il trouvait la chose tout simplement adorable.

Une histoire a A télécharger là
à écouter ici :

Ou à à podcaster en cliquant là....
podcastez le son de la revue de Stress en RSS podcastez le son de la revue de Stress - avec Itune podcastez uniquement le tour du monde en 80 jours en RSS

Le tour du monde en 80 jours Chapitre 32

, 10:10

Dans lequel Phileas Fogg engage une lutte directe contre la mauvaise chance

En partant, le China semblait avoir emporté avec lui le dernier espoir de Phileas Fogg.

En effet, aucun des autres paquebots qui font le service direct entre l'Amérique et l'Europe, ni les transatlantiques français, ni les navires du « White-Star-line », ni les steamers de la Compagnie Imman, ni ceux de la ligne Hambourgeoise, ni autres, ne pouvaient servir les projets du gentleman.

En effet, le Pereire, de la Compagnie transatlantique française -- dont les admirables bâtiments égalent en vitesse et surpassent en confortable tous ceux des autres lignes, sans exception --, ne partait que le surlendemain, 14 décembre. Et d'ailleurs, de même que ceux de la Compagnie hambourgeoise, il n'allait pas directement à Liverpool ou à Londres, mais au Havre, et cette traversée supplémentaire du Havre à Southampton, en retardant Phileas Fogg, eût annulé ses derniers efforts.

Quant aux paquebots Imman, dont l'un, le City-of-Paris, mettait en mer le lendemain, il n'y fallait pas songer. Ces navires sont particulièrement affectés au transport des émigrants, leurs machines sont faibles, ils naviguent autant à la voile qu'à la vapeur, et leur vitesse est médiocre. Ils employaient à cette traversée de New York à l'Angleterre plus de temps qu'il n'en restait à Mr. Fogg pour gagner son pari.
De tout ceci le gentleman se rendit parfaitement compte en consultant son Bradshaw, qui lui donnait, jour par jour, les mouvements de la navigation transocéanienne.

Une histoire a A télécharger là
à écouter ici :

Ou à à podcaster en cliquant là....
podcastez le son de la revue de Stress en RSS podcastez le son de la revue de Stress - avec Itune podcastez uniquement le tour du monde en 80 jours en RSS

Le tour du monde en 80 jours - Chapitre 31

, 16:10

Dans lequel l'inspecteur Fix prend très sérieusement les intérêts de Phileas Fogg.

Phileas Fogg se trouvait en retard de vingt heures. Passepartout, la cause involontaire de ce retard, était désespéré. Il avait décidément ruiné son maître !

En ce moment, l'inspecteur s'approcha de Mr. Fogg, et, le regardant bien en face :
— Très sérieusement, monsieur, lui demanda-t-il, vous êtes pressé ?
— Très sérieusement, répondit Phileas Fogg....

Une histoire a A télécharger là
à écouter ici :

Ou à à podcaster en cliquant là....
podcastez le son de la revue de Stress en RSS podcastez le son de la revue de Stress - avec Itune podcastez uniquement le tour du monde en 80 jours en RSS

Le tour du monde en 80 jours - Chapitre 30

, 10:24

DANS LEQUEL PHILEAS FOGG FAIT TOUT SIMPLEMENT SON DEVOIR

Trois voyageurs, Passepartout compris, avaient disparu. Avaient-ils été tués dans la lutte ? Etaient-ils prisonniers des Sioux ? On ne pouvait encore le savoir.

Les blessés étaient assez nombreux, mais on reconnut qu'aucun n'était atteint mortellement. Un dès plus grièvement frappé, c'était le colonel Proctor, qui s'était bravement battu, et qu'une balle à l'aine avait renversé. Il fut transporté à la gare avec d'autres voyageurs, dont l'état réclamait des soins immédiats.
Mrs. Aouda était sauve. Phileas Fogg, qui ne s'était pas épargné, n'avait pas une égratignure. Fix était blessé au bras, blessure sans importance. Mais Passepartout manquait, et des larmes coulaient des yeux de la jeune femme.

Cependant tous les voyageurs avaient quitté le train. Les roues des wagons étaient tachées de sang. Aux moyeux et aux rayons pendaient d'informes lambeaux de chair. On voyait à perte de vue sur la plaine blanche de longues traînées rouges. Les derniers Indiens disparaissaient alors dans le sud, du côté de Republican-river.
Mr. Fogg, les bras croisés, restait immobile. Il avait une grave décision à prendre. Mrs. Aouda, près de lui, le regardait sans prononcer une parole... Il comprit ce regard. Si son serviteur était prisonnier, ne devait-il pas tout risquer pour l'arracher aux Indiens ?...

Une histoire a A télécharger là
à écouter ici :

Ou à à podcaster en cliquant là....
podcastez le son de la revue de Stress en RSS podcastez le son de la revue de Stress - avec Itune podcastez uniquement le tour du monde en 80 jours en RSS

- page 2 de 9 -