La revue de stress de Lolobobo

Une revue de blogs, des audiobooks, des calembours à deux balles, et les des chroniques par un blogueur quadragénaire,père de famille, provincial, non influent et complètement à l'Ouest
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Category Revue de stress

mauvais esprit

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va donc, eh patate !

, 09:03

Avec 3 224 600 de chômeurs, il est sur que celles et ceux qui souhaitent résoudre le problème de l'emploi ne vont pas manquer de boulot...

Ça fait des années que le chômage augmente, tant et si bien que quand on entend 3 224 600 on n'y fait même plus attention (on espère juste qu'on ne les rejoindra pas), c'est beaucoup (beaucoup trop même) mais on ne se le représente pas.

Enfin jusqu’à aujourd'hui.

Martin Vidberg (le dessinateur du Blog l'Actu en patates) vient de produire un dessin avec 3 224 600 patates (une par chômeur), c'est à voir sur son blog et ça permet de se rendre compte de l’ampleur du phénomène.

Impressionnant, et inquiétant

patates.gif

Le dessin est ici

Révélation : Pourquoi Google a supprimé Google Reader !

, 08:03

Il y a quelques jours le web était en émois, Google ferme son service google reader en juillet. Il y a ceux qui pleurent et d'autres plus pragmatiques qui cherchent des alternatives comme feedly ou des solutions libres.

On comprend enfin ce matin pourquoi Google stoppe son service : La firme californienne développe des outils de recherches innovants qui nécessitent un redéploiement de ses ressources.

Après Google Goggles, qui met la recherche dans votre poche, Google lance un nouveau service révolutionnaire, la recherche olfactive avec Google Nose

Google_Nose_BeTA.jpg

Bon arrêtez de fantasmer, on est le premier avril c'est une news qui sent le poisson

après, je dis ça, je dis rien ;)

rien à foutre des bonnes nouvelles (La minute Baba)

, 11:52

savoirrevivre1.png

Ce matin en allant prendre le pain, j'ai croisé la une du journal local. Une info sort en gros : «Il tombe à l'eau et il se noie».

Hier un type est tombé dans la rivière qui traverse la ville, et on l'a retrouvé quelques heures plus tard a quelque centaine de mètres, Mort.

C'est triste, mais d'un autre coté j'imagine mal que si le type n'était pas tombé à l'eau (et ne s'était pas noyé) il n'aurait sans doute pas fais la une du canard local.

Et puis j'ai beau me creuser la tête, je ne pense pas que je journal n'ai jamais fait de une avec une nouvelle de ce type.

Ni un autre journal local ailleurs,

Ni la presse nationale.

On ne voit jamais de une avec «Une boîte fonctionne, bien aucun salarié licencié», «Pas de bombardement dans un pays en paix, aucun mort a déplorer» , «Aucun Tsunami sur les côtes bretonnes aujourd'hui».

C'est sans doute pas vendeur

J'ai un peu peur qu'en temps que consommateur d'actu on en veut un peu pour notre argent, une bonne catastrophe a laquelle nous avons échappé nous rend sans doute plus apte a supporter les petits tracas du quotidien.

Bref

J’avais quand même une nouvelle mignonne a partager. quand j'étais petit il y avait à la maison un livre un peu hippy qui trainait dans la bibliothèque. Ça s'appelait «Savoir revivre», une Encyclopédie du quotidien pour les apprentis baba. Je me rappelle de ce bouquin parce qu'il me donnait l'impression, qu'on pouvait, si on voulait vivre différemment...

Que veux tu je suis un enfant des seventies :)


Son of the 70's - Jammin' - Perou par smoothmusique

Bref, la bonne nouvelle c'est que le bouquin viens d'être réédité, et qu'en plus il est consultable gratuitement sur le web la http://savoir-revivre.coerrance.org/

Peace and love amis lecteur, bienvenue dans un monde ou l'actualité suit le rythme des saisons.

Après je dis ça, je dis rien :) savoirrevivre2.png

les blogueurs tissent des liens

, 10:13

Philippe Meoule est mort.

Je l'ai appris hier soir sur Twitter, et çà m'a rendu triste.

Si tu ne le connaissais pas, je te dirais que Philippe animait un blog politique et qu'il venait de lancer un blog culturel, qui participait au groupe des Leftblogs, qu'on avait échangé quelques mels et papoté sur les réseaux sociaux. il commentait aussi parfois ici, et moi chez lui.

Hors d'Internet, nous ne nous étions jamais rencontrés.

Tu me diras que finalement, je ne connaissais pas beaucoup Philippe, et que pleurer la mort d'une personne qu'on ne fréquente pas au quotidien c'est peut être exagéré.

tu iras peut être même jusqu'à me dire que c'est bizarre de pleurer un inconnu.

et bien sur je te répondrai que je ne suis pas d'accord.

C'est vrai que les liens des blogueurs sont bizarres, il y a quelque-part, à deux rues de chez toi ou à l'autre bout du monde une personne avec une vie dont tu ne sais rien et qui un jour va écrire quelques mots,

que le hasard d'un lien ou d'une recherche sur internet va te mener à lire.

Tu aura envie de répondre, alors tu commenteras.

il (ou elle) te répondra,

et un échange commencera au fil des lectures, des questions et des réponses.

Et pourtant, il y a peu de chance que vous vous rencontriez.

Pourtant, si un jour cette rencontre a lieu, tu ne rencontreras pas un parfait inconnu. tu sauras déjà plein de chose sur lui ou elle a travers ses écrits, a travers ses questions a travers ses réponses.

A chaque fois que j'ai rencontré un blogueur (ou une blogueuse) je savais déjà plein de choses sur lui sur ce qui le passionne sur ce dont il a envie de parler. et il en savait autant sur moi.

Si on y réfléchit bien, ces liens qu'on dit virtuels sont déjà bien plus forts que ceux qu'on crée les gens qu'on croise tous les jours sans jamais leur adresser la parole. et quand ses liens se brisent ça peut aussi te toucher

le blogueur (même quand il milite pour l’anonymat) n'est pas un inconnu,

c'est un ami en devenir.

Salut Philippe, Salut l'Ami !

Je me rappelle aussi que tu aimais Doc Watson, tu en avais parlé l'an dernier à sa mort, peut être le salueras tu pour nous.

Après, je dis ça, je dis rien

J't'aime et J't'emmerde!

, 11:18

Il y a des jours ou vous passez une porte et ou vous ne savez pas que ça va changer définitivement votre regard sur le monde. Une fois passé le seuil vous rencontrez des gens font changer votre vie.

Ça m'est arrivé un lundi de septembre au début des années 90. En cherchant un moyen de ne pas faire mon service militaire (mon anti militarisme primaire), je m'étais intéressé au service civil, et j'avais choisi de le faire dans une association, tant qu'a perdre 10 mois de de ma vie, autant que ça puisse au moins être un peu utile...

Ce lundi de septembre donc je passait la porte des bureaux d'une association qui travaillait avec des sans domicile fixe. en me disant que j'allais peut être faire quelque choses de bien pour eux.

Ce que j’ignorai a l'époque c'est que je ne ferais pas plus pour eux qu'il ne feraient pour moi

Nous avons avancé ensemble, et finalement je dois plus a celles et ceux que j'ai rencontré qu'ils ne me devront jamais.

La ou j'avais pensé passer dix mois, j'ai passé 10 ans j'ai rencontré des centaines de personnes, celles qu'on accueillent et celles qui accueillent, j'ai partagé des histoires belle, tristes, heureuse, dramatique ou magique, j'ai découvert des gens avec une foi absolue, en Dieu ou en l'homme, j'ai bossé avec des salariés, des bénévoles, des gens de la rue, des anars et des militaires, des militants de droite et de gauche, des femmes et des hommes : des humaniste de tous horizons

J'ai appris des morts et j'ai pleuré, des naissances et j'ai souri, j'ai été invité a des pendaisons de crémaillère, j'ai partagé la nuit la plus longue de l'année avec des sans logis. j'ai vu naitre Un SAMU Social, des centres de soins et des accueils de jour. J'ai sensibilisé des gens au bénévolat et a l'engagement citoyen contre les exclusion. Bref j'ai adapté mon job de communicant a la manière de faire de l'association qui m'avais accepté en son sein.

Je n'ai pas communiqué sur la pauvreté, mais cherché a faire communiquer ceux qui la vivait et la combattaient au quotidien.

Parmi toutes ces rencontres, il y en a qui m'ont marqué plus que d'autre.

Philippe par exemple

J'ai toujours connu Philippe dans la rue.

parfois saoul, parfois non

Je l'ai vu prendre la décision de tous changer, et le faire (ou pas). je l'ai croisé un matin sur le bord de la gare décidant de partir pour Lourdes avec un train de pèlerin, et décider pour le temps d'un pèlerinage de se faire brancardier.

fest_2005_025.jpg

je l'ai vu participer a une fête de quartier et aider une petite fille toute triste à retrouver sa petite voiture égarée.

et nous avons discuté souvent

il y a un truc qui me reste de ces dialogues, souvent quand la colère devient trop grande, quand la discussion touche a des sujet sensible, quand on lui rappelle un rendez vous important avec l’assistante sociale, ou le médecin, il lève le ton, il se redresse il me regarde et de sa voix rocailleuse il me dit «Laurent J't'emmerde !».

La première fois ça ma fait tout drôle, je ne l'attendait pas...

Marianne, l'assistante sociale était a mes cotés, elle l'a regardé elle lui a souri et elle lui a dit : «Nous aussi on t'emmerde Philippe», il a souri, moi aussi

...Le «J't'emmerde » et le sourire sont resté dans nos échange

Un j’t'emmerde de Philippe c'est un sourire, un je t'aime pudique un aveux de faiblesse ou de reconnaissance, une déclaration d'amitié en un mot.

Quand je suis parti pour la Bretagne, on a fait une fête. Philippe et d'autres gars que j'avais croisés étaient la.

il m'a pris dans ses bras et m'a dit «J't'aime et J't'emmerde! prend soin de toi et de tes enfants...»

j'ai fait ça

Depuis je n'ai pas revu Philippe, la dernière fois que j'ai trainé dans les rues de la ville de mon enfance, il n'était pas là.

et puis hier il y a eu un article dans le journal

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Philippe a été hospitalisé en décembre

Pendant qu'il était à l'hôpital, au sein de l'asso chacun c'est activé pour lui trouver un lieu de convalescence (et même avec un peu de chance de résidence, il faut dire qu'il a 72 ans et que ce serait bien qu'il trouve un endroit pour se poser) , mais c'est long et difficile de trouver un lieu de vie.

apparemment trop pour certaines personnes de l’hôpital qui l'on déposé dans la journée du 31 décembre devant les portes du SAMU social vêtu d'une simple chemise d’hôpital.

J'aimerai juste dire «J't'emmerde » au type qui l'a viré de l'hosto avant d'aller réveillonner, histoire sans doute de ne pas surcharger ses stats d'occupation de lit, en se disant que de toute façon les SDF sont fait pour vivre et mourir dans la rue.

mais bien sur, je dis ça, je dis rien! (quoique)

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