La revue de stress de Lolobobo

Une revue de blogs, des audiobooks, des calembours à deux balles, et les des chroniques par un blogueur quadragénaire,père de famille, provincial, non influent et complètement à l'Ouest
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Category Revue de stress

mauvais esprit

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De La start-up nation au management par le stress

, 12:01

Il y a des mots qui nous font rêver. Ou, du moins s’ils ne font pas rêver qui nous projettent dans une sorte d’imaginaire collectif.

Prends par exemple le mot « start-up » quand tu l’entends, tu penses à toutes ces boites qui se sont montées dans un garage ou sur une table de cuisine et à leur réussite. Du moins à la réussite de leurs fondateurs. Parce que c’est ce qu’on médiatise beaucoup.

Alors quand tu entends un candidat à la présidentielle qui te dit :

« Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une »,

ben tu te dis que oui, c’est le sommet de la coolitude

Parce que dans ta tête, une start-up c’est une boite qui part de rien pour devenir un projet incroyable.

Ce qui est ballot, c’est que ce faisant tu fais abstraction du « coté sombre » de l’esprit start up

  • par exemple tu fais complètement abstraction de toutes les start-ups qui se sont lamentablement plantées.
  • Tu fais complètement abstraction des salariés de ces boites qui se sont lamentablement plantées.
  • Tu fais aussi abstraction de ses boites qui quand elles se présentent te disent qu’elles sont des start-up, et, qui quand tu regardes leur organigramme de plus près, n’ont pour « employés » que ses stagiaires avec un statut on ne peut plus précaire. Tu n’y crois pas, vas jeter un œil sur la page Facebook de génération précaire, c’est édifiant.

En fait une start-up, si c’est loin d’être une histoire de réussite, c’est souvent une histoire de management par le stress.

Le management par le stress c’est cette manière complètement dingue et indécente de gestion du personnel qui vise à pousser les employés à fournir constamment le meilleur d’eux-mêmes en les mettant en concurrence, en valorisant la réussite, en dénigrant L’échec, et en donnant au salarié la pleine et entière responsabilité de l’échec du groupe.

Le management par le stress c’est dire : si tu n’arrives pas à faire ce qu’un autre a réussit, tu es nul.

Ce qui pourrait être amusant, si ce n’était pathétique, avec cette méthode, c’est que pour le pseudo manager qui utilise cette méthode, il suffit qu’un seul de ses subordonnés réussisse à tenir un objectif inatteignable pour que l’incapacité des autres soit inacceptable.

Dit comme çà c’est monstrueux, n’est-ce pas.

keepcalm.jpg

Alors faisons un saut d’un peu plus d’un an en arrière.

Quand on nous a promis un start-up nation, on nous a bien parlé des « premiers de cordées » qui créeraient leur « start-up » pas de ceux qui seraient derrière.

Et, tu diras sans doute que je suis cynique, mais si je fais une relecture de la dernière année dans la La start-up nation, j’ai un peu l’impression que ce qu’on y met en avant c’est plus le management par le stress que la « succes-story ».

Quand on vois ces lycéens qu’on envoie passer leur bac alors qu’on vient de leur dire que Parcoursup n’a rien à leur proposer.

  • Quand on explique à des retraités qu’il doivent payer plus parce qu’ils on déjà bien trop reçu
  • Quand on prend chaque mois 5 euros aux plus pauvres sur leurs prestations sociales tout en rendant u « trop perçu » aux plus riches
  • Quand on ramène un mouvement de grève des cheminots à une simple revendication salariale, alors que dans leurs revendications il y a aussi une volontés de défendre le service public.
  • Quand on traîne devant les tribunaux des personnes qui ne font preuve que d’humanité.

Je te laisse compléter la liste je suis sur que tu en trouveras d’autres,

Bref quand on incite l’ensemble de sa population à prendre individuellement la responsabilité de sa situation du pays.

On ne garde de l’esprit start-up que le mauvais management des ressources humaines en faisant fi de tout le reste.

On demande toujours plus sans jamais reconnaître les effort on humilie les plus fragiles pour voir jusqu’où peut aller leur capacité d’acceptation, de renoncement.

Mais tu vas me dire que je suis une langue de vipère.

d’un autre côté tu me connais.

Je dis ça, je dis rien.

va donc, eh patate !

, 09:03

Avec 3 224 600 de chômeurs, il est sur que celles et ceux qui souhaitent résoudre le problème de l'emploi ne vont pas manquer de boulot...

Ça fait des années que le chômage augmente, tant et si bien que quand on entend 3 224 600 on n'y fait même plus attention (on espère juste qu'on ne les rejoindra pas), c'est beaucoup (beaucoup trop même) mais on ne se le représente pas.

Enfin jusqu’à aujourd'hui.

Martin Vidberg (le dessinateur du Blog l'Actu en patates) vient de produire un dessin avec 3 224 600 patates (une par chômeur), c'est à voir sur son blog et ça permet de se rendre compte de l’ampleur du phénomène.

Impressionnant, et inquiétant

patates.gif

Le dessin est ici

Révélation : Pourquoi Google a supprimé Google Reader !

, 08:03

Il y a quelques jours le web était en émois, Google ferme son service google reader en juillet. Il y a ceux qui pleurent et d'autres plus pragmatiques qui cherchent des alternatives comme feedly ou des solutions libres.

On comprend enfin ce matin pourquoi Google stoppe son service : La firme californienne développe des outils de recherches innovants qui nécessitent un redéploiement de ses ressources.

Après Google Goggles, qui met la recherche dans votre poche, Google lance un nouveau service révolutionnaire, la recherche olfactive avec Google Nose

Google_Nose_BeTA.jpg

Bon arrêtez de fantasmer, on est le premier avril c'est une news qui sent le poisson

après, je dis ça, je dis rien ;)

rien à foutre des bonnes nouvelles (La minute Baba)

, 11:52

savoirrevivre1.png

Ce matin en allant prendre le pain, j'ai croisé la une du journal local. Une info sort en gros : «Il tombe à l'eau et il se noie».

Hier un type est tombé dans la rivière qui traverse la ville, et on l'a retrouvé quelques heures plus tard a quelque centaine de mètres, Mort.

C'est triste, mais d'un autre coté j'imagine mal que si le type n'était pas tombé à l'eau (et ne s'était pas noyé) il n'aurait sans doute pas fais la une du canard local.

Et puis j'ai beau me creuser la tête, je ne pense pas que je journal n'ai jamais fait de une avec une nouvelle de ce type.

Ni un autre journal local ailleurs,

Ni la presse nationale.

On ne voit jamais de une avec «Une boîte fonctionne, bien aucun salarié licencié», «Pas de bombardement dans un pays en paix, aucun mort a déplorer» , «Aucun Tsunami sur les côtes bretonnes aujourd'hui».

C'est sans doute pas vendeur

J'ai un peu peur qu'en temps que consommateur d'actu on en veut un peu pour notre argent, une bonne catastrophe a laquelle nous avons échappé nous rend sans doute plus apte a supporter les petits tracas du quotidien.

Bref

J’avais quand même une nouvelle mignonne a partager. quand j'étais petit il y avait à la maison un livre un peu hippy qui trainait dans la bibliothèque. Ça s'appelait «Savoir revivre», une Encyclopédie du quotidien pour les apprentis baba. Je me rappelle de ce bouquin parce qu'il me donnait l'impression, qu'on pouvait, si on voulait vivre différemment...

Que veux tu je suis un enfant des seventies :)


Son of the 70's - Jammin' - Perou par smoothmusique

Bref, la bonne nouvelle c'est que le bouquin viens d'être réédité, et qu'en plus il est consultable gratuitement sur le web la http://savoir-revivre.coerrance.org/

Peace and love amis lecteur, bienvenue dans un monde ou l'actualité suit le rythme des saisons.

Après je dis ça, je dis rien :) savoirrevivre2.png

les blogueurs tissent des liens

, 10:13

Philippe Meoule est mort.

Je l'ai appris hier soir sur Twitter, et çà m'a rendu triste.

Si tu ne le connaissais pas, je te dirais que Philippe animait un blog politique et qu'il venait de lancer un blog culturel, qui participait au groupe des Leftblogs, qu'on avait échangé quelques mels et papoté sur les réseaux sociaux. il commentait aussi parfois ici, et moi chez lui.

Hors d'Internet, nous ne nous étions jamais rencontrés.

Tu me diras que finalement, je ne connaissais pas beaucoup Philippe, et que pleurer la mort d'une personne qu'on ne fréquente pas au quotidien c'est peut être exagéré.

tu iras peut être même jusqu'à me dire que c'est bizarre de pleurer un inconnu.

et bien sur je te répondrai que je ne suis pas d'accord.

C'est vrai que les liens des blogueurs sont bizarres, il y a quelque-part, à deux rues de chez toi ou à l'autre bout du monde une personne avec une vie dont tu ne sais rien et qui un jour va écrire quelques mots,

que le hasard d'un lien ou d'une recherche sur internet va te mener à lire.

Tu aura envie de répondre, alors tu commenteras.

il (ou elle) te répondra,

et un échange commencera au fil des lectures, des questions et des réponses.

Et pourtant, il y a peu de chance que vous vous rencontriez.

Pourtant, si un jour cette rencontre a lieu, tu ne rencontreras pas un parfait inconnu. tu sauras déjà plein de chose sur lui ou elle a travers ses écrits, a travers ses questions a travers ses réponses.

A chaque fois que j'ai rencontré un blogueur (ou une blogueuse) je savais déjà plein de choses sur lui sur ce qui le passionne sur ce dont il a envie de parler. et il en savait autant sur moi.

Si on y réfléchit bien, ces liens qu'on dit virtuels sont déjà bien plus forts que ceux qu'on crée les gens qu'on croise tous les jours sans jamais leur adresser la parole. et quand ses liens se brisent ça peut aussi te toucher

le blogueur (même quand il milite pour l’anonymat) n'est pas un inconnu,

c'est un ami en devenir.

Salut Philippe, Salut l'Ami !

Je me rappelle aussi que tu aimais Doc Watson, tu en avais parlé l'an dernier à sa mort, peut être le salueras tu pour nous.

Après, je dis ça, je dis rien

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