Aujourd’hui, c’est la journée du refus de la misère.

Et a mes yeux c’est important

Pourquoi ?

Parce qu’aujourd’hui, il va avoir pas mal de bêtises et d’approximations qui vont être proférées. Parce qu’aujourd’hui on va aussi entendre beaucoup de discours à la limite de la démagogie (reste a savoir de quel coté de la limite) ainsi que des commentaires à la limite de la connerie (mais là j’ai bien une idée du coté de la limite ou on vas se trouver.).

Attendez vous à entendre (de la part des cyniques et des assistants sociaux) « pourquoi une journée pour refuser la misère ? les autres jours on la refuse pas ? » Ça c’est une question intéressante la journée du refus de la misère quand elle a été initiée par les militants d’ATD quart monde il y a 20 ans son but n’était pas d’être un jour pour dire « bou la misère c’est pas beau » mais plutôt un jour pour que ceux qui la vive au quotidien puissent en témoigner. Parce qu’il est plus simple de nier l’exclusion, e pointer du doigt ce lui qui ne travaille pas, qui ne gagne pas d’argent, celui qui est loin de chez lui, celui qui est seul ou malade. La journée du refus de la misère, ce n’est pas pour dire non, c’est pour faire comprendre, qu’ici et que partout dans le monde la misère et partout, qu’elle est inacceptable et que chacun d’entre nous à le pouvoir de luter. Bref la journée du refus de la misère ce n’est pas faire des vœux pieux, mais plutôt oser croire qu’un jour on pourra annihiler la pauvreté et la précarité.

De plus, contrairement a ce que veulent faire croire les médias (qui ne manqueront pas de féliciter les militants associatif de tout poil aujourd’hui) Le 17 octobre n’est pas le jour de la fêtes des associations caritatives et sociale, mais plutôt un jour pour rappeler que ceux qu’elle accueillent sont des hommes capable de se tenir debout, et pas des statistiques ou des cas sociaux…

Bref, tout ça pour vous dire que si l’envie vous prend d’oser croire à une utopie c’est le jour ou jamais de se rappeler la phrase de Joseph Wresinski , fondateur d’ATD : «Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

Et après ?
...après il n'y a plus qu'a y aller !