Depuis bientôt une semaine, la France se découvre de la sympathie pour François Hollande.

Il est de bon ton pour la France de gauche de le remercier de ce qu’il a fait de bien. Qui pour la loi travail , qui pour le mariage pour tous, qui pour sa gestion du terrorisme et que sais-je encore...

Personnellement je lui dois surtout une chose : avoir arrêté de bloguer sur la politique gouvernementale. En 5 ans, je me suis juste fendu d’un billet contre le projet de déchéance de nationalité, et il a lui-même reconnu que c’était une erreur. Même s’il n’avait jamais été mon candidat de cœur (et d’esprit) j’ai, en 2012, accompagné sa candidature, donc même si certain de ces choix m’ont pour le moins surpris, je me voyais mal tirer sur l’ambulance.

Par contre, dans le bilan de François Hollande, il y a une chose qu’on doit porter au crédit : la réapparition de l’anaphore dans la communication politique. Mais si, rappelez-vous , le «Moi président…» c’est une anaphore un terme répété plusieurs fois pour imprimer une idée forte.

Depuis, tout le monde (ou presque) l’utilise, même Bruno Lemaire a ressorti le concept pendant la primaire de droite, et hier encore, c’est Manuel Valls qui s’est prêté à l’exercice avec son «Rien n’est écrit»

Ce qui est rigolo c’est que cette mise en lumière de l’anaphore transforme en réunion de grammairiens les débats d’analyse politique. Tiens regarde hier soir j’ai zappé par inadvertance sur l’émission de Ruth Elkrief sur BFM, ses chroniqueurs parlaient tellement d’anaphores et de figures de style, qu’un temps, j’ai cru qu’on diffusait la correction de la dictée de Pivot...

Bref François Hollande est le président de la figure de style et de la grammaire mises à l’honneur. C’est bien. (Note au passage que pour sa part s’il devient président François Fillon sera le président de la grand-mère, vu le nombre de vieux qui ont voté pour lui à la primaire, mais c’est une autre histoire).

Hasard du calendrier, ce matin, sur mon mur Facebook, entre les compte rendus et les réactions à la candidature du futur-ex-premier-ministre, c’est glissé un article déniché par mon copain Patoche. Cet article, parle d’une quinzaine de mots qui sortent du dictionnaire de l’académie car tombés en désuétude.

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En parcourant la liste, je me suis c’était bien dommage car certains d’entre aux auraient pu être très pratique pour décrire la campagne présidentielle qui s’ouvre :

« Une campagne ou des abuseurs nous assoteraient par leur baladinages en balivernernant et en bretaillant pour dépopulariser leurs adversaires.

Mon pessimisme me pousse à penser qu’aucun finet ne sortira du lot et ne sera imbrisable, la preuve en est que pendant la primaire de droite même le Nestor s’y est fait prendre»

Bien sur, on me répondra que ce genre de posts n’est qu’une piètre œuvre de poétereau larmoyeur picoreur de mots rares qui plutôt que médire ferait mieux de retourner dans les bras de Morphée

C’est pas faux,

Mais avouez quand même que çà a plus de classe que « cette bande de bandit va encore nous baratiner et essayer de nos enfumer, en se maravant la gueule comme des caves ».

Bref, Entre Rabelais et San Antonio je ne sais plus pour qui voter.

Mais comme toujours, ami lecteur, je dis ça, je dis rien