La revue de stress de Lolobobo

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Riz henné thé Kiri (ma liste de courses)

, 09:20

Depuis bientôt une semaine, la France se découvre de la sympathie pour François Hollande.

Il est de bon ton pour la France de gauche de le remercier de ce qu’il a fait de bien. Qui pour la loi travail , qui pour le mariage pour tous, qui pour sa gestion du terrorisme et que sais-je encore...

Personnellement je lui dois surtout une chose : avoir arrêté de bloguer sur la politique gouvernementale. En 5 ans, je me suis juste fendu d’un billet contre le projet de déchéance de nationalité, et il a lui-même reconnu que c’était une erreur. Même s’il n’avait jamais été mon candidat de cœur (et d’esprit) j’ai, en 2012, accompagné sa candidature, donc même si certain de ces choix m’ont pour le moins surpris, je me voyais mal tirer sur l’ambulance.

Par contre, dans le bilan de François Hollande, il y a une chose qu’on doit porter au crédit : la réapparition de l’anaphore dans la communication politique. Mais si, rappelez-vous , le «Moi président…» c’est une anaphore un terme répété plusieurs fois pour imprimer une idée forte.

Depuis, tout le monde (ou presque) l’utilise, même Bruno Lemaire a ressorti le concept pendant la primaire de droite, et hier encore, c’est Manuel Valls qui s’est prêté à l’exercice avec son «Rien n’est écrit»

Ce qui est rigolo c’est que cette mise en lumière de l’anaphore transforme en réunion de grammairiens les débats d’analyse politique. Tiens regarde hier soir j’ai zappé par inadvertance sur l’émission de Ruth Elkrief sur BFM, ses chroniqueurs parlaient tellement d’anaphores et de figures de style, qu’un temps, j’ai cru qu’on diffusait la correction de la dictée de Pivot...

Bref François Hollande est le président de la figure de style et de la grammaire mises à l’honneur. C’est bien. (Note au passage que pour sa part s’il devient président François Fillon sera le président de la grand-mère, vu le nombre de vieux qui ont voté pour lui à la primaire, mais c’est une autre histoire).

Hasard du calendrier, ce matin, sur mon mur Facebook, entre les compte rendus et les réactions à la candidature du futur-ex-premier-ministre, c’est glissé un article déniché par mon copain Patoche. Cet article, parle d’une quinzaine de mots qui sortent du dictionnaire de l’académie car tombés en désuétude.

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En parcourant la liste, je me suis c’était bien dommage car certains d’entre aux auraient pu être très pratique pour décrire la campagne présidentielle qui s’ouvre :

« Une campagne ou des abuseurs nous assoteraient par leur baladinages en balivernernant et en bretaillant pour dépopulariser leurs adversaires.

Mon pessimisme me pousse à penser qu’aucun finet ne sortira du lot et ne sera imbrisable, la preuve en est que pendant la primaire de droite même le Nestor s’y est fait prendre»

Bien sur, on me répondra que ce genre de posts n’est qu’une piètre œuvre de poétereau larmoyeur picoreur de mots rares qui plutôt que médire ferait mieux de retourner dans les bras de Morphée

C’est pas faux,

Mais avouez quand même que çà a plus de classe que « cette bande de bandit va encore nous baratiner et essayer de nos enfumer, en se maravant la gueule comme des caves ».

Bref, Entre Rabelais et San Antonio je ne sais plus pour qui voter.

Mais comme toujours, ami lecteur, je dis ça, je dis rien

Message de service à mes copains de gauche qui défendent des trucs indéfendables.

, 10:13

 Depuis une semaine, quand les Français ne parlent pas d’huîtres, de foie gras, du vin qui les accompagne ou du drone avec caméra qu’on a offert au petit dernier et qui est allé s’écraser dans le jardin du voisin, chez que le susdit petit dernier espérait secrètement voler des photos de sa femme à forte poitrine. Bref quand ils ne parlent pas des fêtes. Les Français s’étripent sur le projet d’inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution.

Histoire de simplifier le débat, je te dirai tout de suite que je suis contre.

Pourquoi ? Parce que même si on prend bien soin de le dire, de le redire ou de le hurler ; dire que si un Français est binational, on peut lui enlever sa nationalité (s’il est terroriste) c’est malgré tout dire qu’il y a deux sortes de Français, ceux qui ne sont que français, et ceux qui sont binationaux.

Bref, c’est revenir sur ce mot qui est inscrit dans la devise de notre pays : « égalité ».

En effet, on crée une inégalité de traitement entre ceux qui sont français, « uniquement », et les autres.

Et alors, me direz-vous, ça ne concerne que les terroristes, les « braves gens » qui n’ont rien à se reprocher ne risquent rien…

Dites, sérieusement, vous n’avez pas l’impression d’utiliser un argument merdique là ? Un peu comme Sergey Brin quand il vous explique que Google vous flique pour votre bien et que si vous n’avez rien à cacher ça ne pose pas de problème ?

Dans les faits, si on va trifouiller les textes pour y faire rentrer cette histoire de déchéance, on crée une différence entre nos concitoyens, et au quotidien on renforce les arguments des bas de plafond (tendance nazillonne) du Café du commerce, qui pourront expliquer à ce Français un peu plus bronzé (ou au contraire blanc) qu’eux qu’il n’est finalement pas exactement un Français « comme eux ».

À mon avis, prendre ce genre de mesure risque de créer un climat pas très « fraternel » entre les Français de diverses origines (si si, rappelez vous la « fraternité » ce terme inscrit sur les frontons des mairies…)

Bon voilà les grandes lignes de mon refus du truc, on peut après si vous voulez en parler quelques heures (autour d’un plateau d’huîtres, de foie gras, ou des photos de la voisine).

Après il y a des trucs qui me dérangent dans la manière dont a lieu le débat entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre.

Déjà il y a des arguments un peu bancals

Le premier : Les sondages.

Pour les pros-déchéance, le fait qu’un sondage ait dit que neuf Français sur 10 étaient pour la déchéance de nationalité signifie que c’est ce qu’il faut faire…

Ho, les gars, vous parlez d’un sondage ! Un sondage, ce n’est pas la position du peuple, c’est ce qu’on essaye d’en déduire après avoir interviewé un millier de personnes sur 60 millions.

Si on commence à considérer que les sondages sont la décision du peuple, on peut se simplifier (énormément) la démocratie, on arrête d’aller voter (on sonde 1000 personnes et on garde le candidat qui a le plus séduit le panel), on arrête aussi de faire bosser des députés et les sénateurs (on envoie un formulaire Google a un panel d’internautes chaque semaine en leur demandent de cocher les cases qui les intéressent). à mon humble avis, dire d’un sondage reflète « exactement » l’avis de la population, c’est une peu du foutage de gueule

Le second : « le contexte est différent ...»

Quand on dit a un pro déchéance : tu te rappelles comme en 2010 tu étais contre la proposition de déchéance de nationalité pour les criminels qu’avait faite Sarko, l’argument qu’on te renvoie c’est : « le contexte est différent ». Un peu comme s’il y avait une échelle de valeurs pour les criminels. Ne m’en veut pas copain toi qui utilises cet argument, mais tu me rappelles le sketch des inconnus sur le « bon chasseur et le mauvais chasseur » qu’on pourrait rejouer comme çà.

— Le mauvais criminel ; il a tué des gens innocents (il les a peut-être aussi un peu torturés et violés aussi) et il mérite la déchéance.

— Le bon criminel lui, il a tué des gens innocents (il les a peut être aussi un peu torturés et violés aussi) mais comme il n’est pas terroriste c’est un bon criminel, on ne va pas le déchoir...

Tu le remarques le ridicule de la situation ?

Le dernier argument un peu bancal, c’est la symbolique.

Pour le pro déchéance, faire ce choix c’est brandir un symbole fort face aux terroristes. Permets-moi de te rappeler que la menace de la déchéance de nationalité ne va pas les arrêter. On raconte même que certains d’entre eux ont brûlé leur passeport. Ils trouvent, par contre que rappeler des principes comme « Liberté, Égalité, Fraternité », c’est s’agiter comme une puce pour des « principes ». Permets-moi de te rappeler que les principes, et « les belles phrases » sont importants dans l’identité de notre pays (autant que chanter la Marseillaise, ou que d’agiter des drapeaux tricolores). Permet moi de paraphraser un homme politique qu’on entend souvent, mais si on renonce a ces valeurs, « il n’y a plus de quoi pavoiser ».

Enfin il y a aussi « les arguments de la dernière chance » du niveau cours d’école, quand mes « gentils » interlocuteurs sont à bout d’argument bancal, ils me proposent au choix.

Soit : « être contre la déchéance de nationalité, c’est faire le lit du FN »

Voilà, voilà ; je fais le lit du FN. Excuse-moi copain si en étant contre la déchéance, je fais le lit du FN, toi, en étant pour, tu lui donnes un peu raison quand il explique à longueur de temps qu’il y a des Français pas vraiment français. Alors je comprends qu’en prenant des mesures « dures » et un peu injustes tu veux faire le mâle dominant à qui les nazillons n’ont rien à apprendre.

Mais si refuser une mesure que le FN aimerait prendre c’est faire le lit du FN, prendre cette mesure qui les satisfait, c’est un peu accepter de se rouler dans les draps avec lui.

Tu ne crois pas ?

Je sais ma réponse fait un peu cours de récré, mais tes arguments étaient du même niveau.

Le deuxième argument de la dernière chance, c’est : « être contre la déchéance de nationalité c’est être un bobo intellectuel »...

Non t’es sérieux ?

Là, tu touches le fond copain. tu viens de t’entendre.

Si être contre c’est être un bobo intellectuel...

Alors, être pour c’est le contraire...

Donc si je t’entends bien, on va dire le contraire...

« Être pour la déchéance de nationalité, c’est être un moche moche un peu crétin ».

Et je sais bien que tu n’es pas comme ça.

C’est sans doute un argument dû à l’abus d’huîtres, de foie gras ou de photos de la voisine

Mais tu le sais bien comme toujours, je dis ça, je ne dis rien.

Liberté ?

, 21:44

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Liberté d'expression

 

 

 

...Le petit homme moustachu avec son brassard de la police politique, ornée d'une fort jolie flamme bleu, blanc, rouge, relu péniblement les quelques lignes que j'avais tapée ce soir de mai 2015 avant de les poster sur mon blog.

Et que la petite boite noire installée à la sortie des serveurs de mon fournisseur d'accès à Internet avait stocké attendant patiemment qu'on vienne la consulter pour savoir ce qui pouvait bien se cacher dans les propos des défenseurs de la liberté d'expression.

Il se gratta la tête, signe chez lui d'une difficile tentative de réflexion, et se tourna vers son collègue qui pour sa part épluchait les mails d'un ancien député, de ceux qui avait a l'époque voté la loi sur le renseignement, et dont les engagements semblaient assez loin finalement des objectifs de la nouvelle présidente.

Puis finalement il dit : « on a bien fait de les faire taire, finalement il en racontaient des conneries dés qu'on leur laisser la possibilité de s'exprimer.»

Voilà voilà

Aprés, je dis ça, je dis rien (d'ailleurs ça va devenir plus prudent de rien dire)

 

credit photo

Passer des fonds de vers aux fonds de verres (comme on passe du coq à l'Ane)

, 21:19

J'ai souvent eu l'occasion de travailler avec des étudiants et des doctorants.

Finalement j'aime beaucoup çà, car a travers leurs sujets d'études il arrivent a mettre du «sens» sur de nombreuses choses sur lesquelles nous, simples béotiens ,ne prenons même pas la peine de nous interroger.

En plus, souvent ces études et projets de recherche qui nous semblent obscurs trouveront une utilité à moyen, long, voire très long terme...

Sauf que pour nous qui ne sommes pas doctorants, tout cela est très confus.

C'est pour ça que cette année, le CNRS et la Conférence des présidents d’université on eu l'idée d'adapter un concept venu de l'unniversité australienne du queensland : «Three minute thesis» en francisant le titre : Ma thèse en 180 secondes

L'objectif de ce concours est de proposer a des doctorants de présenter à un auditoire de profane en trois minutes, un exposé clair, et convaincant sur son projet de recherche. avec l'appui d'une seule diapositive !

Un chalenge et un beau concours d'éloquence et de pédagogie, qui a été remporté par Marie-Charlotte Morin thésarde au sein de l’Institut de génétique, biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Strasbourg :

Je vous donne le sujet de sa thèse : «rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C.elegans»

et je la laisse vous expliquer :


Grosso modo si je simplifie elle a découvert une cellule dans le rectum d'un ver qui a la capacité de muter pour devenir une cellule neuronale, le tout sans aucune stimulation chimique extérieure...

A première vue on voit pas bien a quoi ça sert, mais en fait, grâce à la compréhension du fonctionnement des cellules de ce ver, on pourra peut être un jour, réussir a créer des cellules neuronales humaines a partir d'autre cellule d'un patient (pas obligatoirement issues de son trou du cul je vous rassure) qui permettront de "remplacer" des cellule deficientes; on pourra par exemple ainsi luter contre les maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer ...

Ben expliquer tout ça (et se faire comprendre) en trois minutes, moi je dis chapeau bas...

Et pourtant ce matin au bar du coin, j'ai vu mieux

J'ai croisé Jojo, qui lui aussi passe ses journée au comptoir à scruter des fonds de verres ;)

Et en moins de 30 secondes il m'a trouvé une explication sur la montée des vote extrémiste en Europe, digne d'un chercheur de Science Po, en suivant grosso modo le même raisonnement que Marie-Charlotte Morin

Jojo m'a regardé (l’œil un peu torve quand même) et il m'a dit : «En fait ceux qui votent pour les fachos, c'est des espèce de trou du cul qui se prennent pour des cerveaux !»

Ben faire une analyse politique de ce niveau en une phrase... Moi je dis Chapeau bas !

En plus çà trouve instantanément une application pratique en matière d'analyse politique a un sujet de thèse un peu abrupt...

Après, je dis ça, je dis rien

La politique à la plage

, 19:07

Il ne faut pas être trop optimiste en matière de météo, cependant il y a quelques heures, un météorologiste a la radio annonçait une semaine plutôt clémente.

dans la foulée, Slate publiait aussi une carte de la météo des plages, mais une carte de la météo politique, pour celles et ceux qui souhaiteraient choisir leur station balnéaire en fonction des choix au dernières élections de ses habitants.

carte.jpg

Pour choisir une pataugeoire a la couleur de vos opinions politique je vous invite a aller consulter la carte de Slate

une fois sur le sable, les militants de tout poils devront choisir ses accessoires en accord avec leurs opinions

Le militant UMP poura par exemple chausser de magnifiques tongs UMP (il paraitrai que cette année, le parti proposerai aussi des bouées)

tongs.jpg

le Militant socialiste pourra pour sa part se procurer auprès de la boutique du parti un magnifique parasol (je pense qu'il y a une tentative d'éviter de voir les militants passer du rose au rouge)

parasol.jpg

Pour sa part, le sympathisant FN pourra enfiler un magnifique string (on sent bien un message subliminal qui nous dit que ça risque de nous gratter au niveau du c... a un moment ou un autre)

string.jpg

bref je vous laisse à votre shopping de plagiste improbable sur le site de planet.fr

cependant si je peut me permettre un dernier conseil faites attention aux coups de soleil comme nous le rappelle en musique ce mini site proposé par un marchand de crème solaire

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Après, comme d'hab, je dis ça, je dis rien

Aviez vous lu aussi

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