La revue de stress de Lolobobo

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Deux outils pour expliquer la #dyslexie en moins d'une minute

, 09:11

Ami lecteur, tu connais mon handicap et mon militantisme (qui me poussent même parfois jusqu'à la mauvaise foi, je te le concède) concernant la dyslexie.

dydalone.jpg

C'est un sujet sur lequel on me pose beaucoup de questions et on me fait beaucoup de remarques.

Plusieurs fois par semaines j'entends :

  • Comment ça marche ?
  • Comment un dys lit-il ?
  • C'est quoi la différence entre un dys et une personne normale ?
  • Bon pour de vrai, de toi a moi, en fait le concept de dys, c'est une invention des gens cons comme des manches, ou trop fainéants pour apprendre à (lire / écrire / compter / parler,.) bien...

Je comprends que soit difficile à comprendre, en particulier dans un pays ou nous avons la croyance collective d'être tous les fils spirituels de Descartes, Pascal et Victor Hugo (alors qu'en fait notre plus grand point commun c'est de hurler « on est des champions » en cherchant des tutos broderie du Youtube

Il y a quelques mois, deux chercheurs de Rennes ont fait une découverte capitale ; La dyslexie pourrait venir d'un manque de synchronisation des yeux (je te laisse lire l'article) et c'est vrai que vue de l’intérieur, c'est un peu ce qu’on ressent : On a l'impression que l’œil va plus ou moins vite que le cerveau, ou que la main écrit trop ou pas assez vite par rapport à nos pensées)

C'est très dur d'expliquer la dyslexie à quelqu'un qui n'en souffre pas, l'idéal serait de pouvoir le montrer.

Heureusement le grand Ternet mondial propose des projets assez géniaux pour vous faire rentrer dans la tête des dys. Depuis quelques années j'utilise un chouette outil développé par Victor Widell : Dsxyliea.

C'est une page internet qui te permet de comprendre ce sentiment, souvent exprimé par les dys, que les « lettres se mélangent » pendant la lecture.

dydalone2.jpg

va donc essayer, c'est intéressant.

Et ce matin je viens de découvrir une affiche réalisée par la graphiste canadienne Alexandra Mercier pour l'antenne de l'association internationale contre la dyslexie en Ontario.

Affiche de leximercier sur behance

J'adore (d'autant que je découvre le terme épellation que je n'ai pas l'occasion d'utiliser tous les jours)

Je dirais bien que cette découverte tombe au poil... Mais vous me traiteriez de dys :)

Après, comme toujours, je dis ça, je dis rien.

Pour en finir une bonne fois pour toute avec les mots en isme

, 10:51

Hier, sur Facebook, je suis tombé sur un post de mon pote le Monsieur Poireau

«réduire le sans-abrisme» ou quand la novlangue nous réinvente ce qui s'appelle simplement trouver un toit.

Il y parle de Novlangue, moi j’y vois un truc bien plus profond et un peu glaçant.

En farfouillant un peu, j’ai supposé que les inventeurs du terme « sans-abrisme » étaient sans doute des cousins québecois, apparemment pour trouver un terme équivalent au terme anglais homelessness. Depuis le mot a essaimé partout dans la Francophonie.

Je trouve çà glaçant.

seul.jpg

Je t’explique ; souvent en français, on utilise le suffixe « -ISME » pour former le nom d’une théorie ou d’un mouvement de pensée, par exemple : Le communisme, le Socialisme, Le Nazisme, le Macronisme...

En fait si on tente une bête analyse sémantique du mot, on peut donc considérer que le « Sans-abrisme » est une théorie.

  • Donc, quand on parle « d’en finir avec le Sans-abrisme », on dit qu’en fait on est face à une construction théorique qu’il faut supprimer.
  • On transforme un problème de société en une sorte de « philosophie du sans-abris »
  • On construit en un mot une théorie il pourrait très bien y avoir ceux qui serait POUR le sans-abrisme ou CONTRE le sans-abrisme.
  • Pour en finir avec le sans-abrisme il suffit donc de refuser l'idée que les sans-abris existent en leur opposant la théorie de ceux qui ont un abris
  • C’est donc bien un un conflit de classe qu’on crée le problème n'est pas le mal logement mais les sans abris, qui comme certains le disent , l’ont bien cherché puisqu’ils ont refusé un hébergement d’urgence pour une nuit (comme si la problématique du logement devait être abordé uniquement en analysant le problème au jour le jour)
  • Et on efface, d’un coup les problématiques diverses des Sans-Abris ; des millions de personnes qui partout dans le monde sont les victimes du mal logement , chacun pour des raisons diverses..

Je trouve ça terrifiant de créer des mots si violents et « politiquement corrects »

Bien sur tu vas me dire que j’exagère, et que le suffixe « -ISME » ne sert pas qu’a définir des théories.

Tu a raison, on l’utilise aussi pour définir des maladies : somnambulisme, saturnisme,...

Effectivement , pour imaginer un tel « barbarisme » il faut être un grand malade.

Bien sur comme toujours je dis ça, je dis rien.

source de l'image

Message de service à mes copains de gauche qui défendent des trucs indéfendables.

, 10:13

 Depuis une semaine, quand les Français ne parlent pas d’huîtres, de foie gras, du vin qui les accompagne ou du drone avec caméra qu’on a offert au petit dernier et qui est allé s’écraser dans le jardin du voisin, chez que le susdit petit dernier espérait secrètement voler des photos de sa femme à forte poitrine. Bref quand ils ne parlent pas des fêtes. Les Français s’étripent sur le projet d’inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution.

Histoire de simplifier le débat, je te dirai tout de suite que je suis contre.

Pourquoi ? Parce que même si on prend bien soin de le dire, de le redire ou de le hurler ; dire que si un Français est binational, on peut lui enlever sa nationalité (s’il est terroriste) c’est malgré tout dire qu’il y a deux sortes de Français, ceux qui ne sont que français, et ceux qui sont binationaux.

Bref, c’est revenir sur ce mot qui est inscrit dans la devise de notre pays : « égalité ».

En effet, on crée une inégalité de traitement entre ceux qui sont français, « uniquement », et les autres.

Et alors, me direz-vous, ça ne concerne que les terroristes, les « braves gens » qui n’ont rien à se reprocher ne risquent rien…

Dites, sérieusement, vous n’avez pas l’impression d’utiliser un argument merdique là ? Un peu comme Sergey Brin quand il vous explique que Google vous flique pour votre bien et que si vous n’avez rien à cacher ça ne pose pas de problème ?

Dans les faits, si on va trifouiller les textes pour y faire rentrer cette histoire de déchéance, on crée une différence entre nos concitoyens, et au quotidien on renforce les arguments des bas de plafond (tendance nazillonne) du Café du commerce, qui pourront expliquer à ce Français un peu plus bronzé (ou au contraire blanc) qu’eux qu’il n’est finalement pas exactement un Français « comme eux ».

À mon avis, prendre ce genre de mesure risque de créer un climat pas très « fraternel » entre les Français de diverses origines (si si, rappelez vous la « fraternité » ce terme inscrit sur les frontons des mairies…)

Bon voilà les grandes lignes de mon refus du truc, on peut après si vous voulez en parler quelques heures (autour d’un plateau d’huîtres, de foie gras, ou des photos de la voisine).

Après il y a des trucs qui me dérangent dans la manière dont a lieu le débat entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre.

Déjà il y a des arguments un peu bancals

Le premier : Les sondages.

Pour les pros-déchéance, le fait qu’un sondage ait dit que neuf Français sur 10 étaient pour la déchéance de nationalité signifie que c’est ce qu’il faut faire…

Ho, les gars, vous parlez d’un sondage ! Un sondage, ce n’est pas la position du peuple, c’est ce qu’on essaye d’en déduire après avoir interviewé un millier de personnes sur 60 millions.

Si on commence à considérer que les sondages sont la décision du peuple, on peut se simplifier (énormément) la démocratie, on arrête d’aller voter (on sonde 1000 personnes et on garde le candidat qui a le plus séduit le panel), on arrête aussi de faire bosser des députés et les sénateurs (on envoie un formulaire Google a un panel d’internautes chaque semaine en leur demandent de cocher les cases qui les intéressent). à mon humble avis, dire d’un sondage reflète « exactement » l’avis de la population, c’est une peu du foutage de gueule

Le second : « le contexte est différent ...»

Quand on dit a un pro déchéance : tu te rappelles comme en 2010 tu étais contre la proposition de déchéance de nationalité pour les criminels qu’avait faite Sarko, l’argument qu’on te renvoie c’est : « le contexte est différent ». Un peu comme s’il y avait une échelle de valeurs pour les criminels. Ne m’en veut pas copain toi qui utilises cet argument, mais tu me rappelles le sketch des inconnus sur le « bon chasseur et le mauvais chasseur » qu’on pourrait rejouer comme çà.

— Le mauvais criminel ; il a tué des gens innocents (il les a peut-être aussi un peu torturés et violés aussi) et il mérite la déchéance.

— Le bon criminel lui, il a tué des gens innocents (il les a peut être aussi un peu torturés et violés aussi) mais comme il n’est pas terroriste c’est un bon criminel, on ne va pas le déchoir...

Tu le remarques le ridicule de la situation ?

Le dernier argument un peu bancal, c’est la symbolique.

Pour le pro déchéance, faire ce choix c’est brandir un symbole fort face aux terroristes. Permets-moi de te rappeler que la menace de la déchéance de nationalité ne va pas les arrêter. On raconte même que certains d’entre eux ont brûlé leur passeport. Ils trouvent, par contre que rappeler des principes comme « Liberté, Égalité, Fraternité », c’est s’agiter comme une puce pour des « principes ». Permets-moi de te rappeler que les principes, et « les belles phrases » sont importants dans l’identité de notre pays (autant que chanter la Marseillaise, ou que d’agiter des drapeaux tricolores). Permet moi de paraphraser un homme politique qu’on entend souvent, mais si on renonce a ces valeurs, « il n’y a plus de quoi pavoiser ».

Enfin il y a aussi « les arguments de la dernière chance » du niveau cours d’école, quand mes « gentils » interlocuteurs sont à bout d’argument bancal, ils me proposent au choix.

Soit : « être contre la déchéance de nationalité, c’est faire le lit du FN »

Voilà, voilà ; je fais le lit du FN. Excuse-moi copain si en étant contre la déchéance, je fais le lit du FN, toi, en étant pour, tu lui donnes un peu raison quand il explique à longueur de temps qu’il y a des Français pas vraiment français. Alors je comprends qu’en prenant des mesures « dures » et un peu injustes tu veux faire le mâle dominant à qui les nazillons n’ont rien à apprendre.

Mais si refuser une mesure que le FN aimerait prendre c’est faire le lit du FN, prendre cette mesure qui les satisfait, c’est un peu accepter de se rouler dans les draps avec lui.

Tu ne crois pas ?

Je sais ma réponse fait un peu cours de récré, mais tes arguments étaient du même niveau.

Le deuxième argument de la dernière chance, c’est : « être contre la déchéance de nationalité c’est être un bobo intellectuel »...

Non t’es sérieux ?

Là, tu touches le fond copain. tu viens de t’entendre.

Si être contre c’est être un bobo intellectuel...

Alors, être pour c’est le contraire...

Donc si je t’entends bien, on va dire le contraire...

« Être pour la déchéance de nationalité, c’est être un moche moche un peu crétin ».

Et je sais bien que tu n’es pas comme ça.

C’est sans doute un argument dû à l’abus d’huîtres, de foie gras ou de photos de la voisine

Mais tu le sais bien comme toujours, je dis ça, je ne dis rien.

en attendant au feu vert

, 08:13

En France depuis 2010 le code de la route indique qu'un pièton qui s'engage sur la route est prioritaire sutr tous les autres usagers de la route.

Avec cependant quelque règle à respercter( je cite le site de la prévention routière)

  • S’il existe un passage pour piétons à moins de 50 mètres, vous devez l’utiliser (art. R412-37).
  • S’il n’existe pas de passage, vous devez traverser selon un axe perpendiculaire à la chaussée (art. R412-39).
  • Aux intersections à proximité desquelles il n’existe pas de passage pour piétons, vous devez traverser la chaussée en prolongement du trottoir (pas de traversée en diagonale) (art. R412-37).
  • Vous ne devez traverser qu’après vous être assuré de pouvoir le faire « sans risque, en fonction de la visibilité, de la distance et de la vitesse des véhicules » (art. R.412-37)
  • Lorsque la traversée de la chaussée est réglée par un feu de signalisation, vous ne devez vous engager que lorsque le feu est au vert pour les piétons.

Tout piéton ne respectant pas ces dispositions encourt une amende forfaitaire de 4€.

Il n’empêche qu'en France en 2013 489 piétons sont mort sur les routes et plus de 11000 ont étés blessés.

Pas toujours en traversant.

Ce qui m’amène aux vides que je voulais partager avec vous.

la première a été réalisé par Axa en Turquie pour sensibiliser les conducteur à s'arréter au passages protégés.

La seconde présente une initiative musicale et amusante pour inciter les piétons à patienter quand le feu est rouge pour eux.

J'aime bien

Ou l'on reparle des retraites (ou pas)

, 08:45

Je me rappelle de la dernière fois qu'on a voulu toucher au retraite en 2010 : d'un coté un gouvernement qui cherchait désespérément des sous, de l'autre des salariés (ou pas) qui se demandait s'il la verrait un jour cette retraite.

Des manifestations, des pseudos négociations et à la fin, (comme toujours) une annonce : le système des retraites est sauvé !

pour le moment

et puis voilà, ça repart

c'est bizarre, mais j'ai comme une impression de déjà vu

Ce qui est tout a fait impossible, puisque Maintenant TOUT a changé (ben oui suivez un peu vous n'avez pas vu le changement)

ben oui ça a changé quand même non ?

note que finalement çà a du bon

enfin pour les blogueurs

comme le fait remarquer très justement Seb Musset :

tweetsebretraite.png

Et c'est là qu'est toute la différence, quoi qu'on en dise on va pouvoir enfin travailler moins : en reprenant des article d'il y a 3 ans et en s’évitant des heures de recherches documentaires.

ça monsieur c'est du changement : du vrai !

La preuve il y a trois ans, Ray et Sam manifestaient


Ray & Sam - La manifestation par lolobobo22

et bien ils vont retourner dans la rue bientôt.

Mais je pense qu'on a pas fini de réformer les retraites

On en reparlera sans doute dans 3 ans.

A ce propos, j'ai une idée pour le réformateur de dans trois ans.

Il pourrait proposer de supprimer l'age de départ en retraite

et de remplacer les retraites par un plan convention obsèques

On irait bosser jusqu'à notre mort

MAIS

Mais la mise en bière serait gratuite et on remplacerai le pot de départ en retraite par une petite cérémonie en mémoire du défunt

Génial non ?

on pourrait même en profiter pour relancer l'idée de fabriquer des cercueils en carton recyclés !

Qu'on ferait financer par une taxe d'éco-recyclage payée par les entreprises

Et çà MONSIEUR se serait du changement, du vrai !

Après, je dis ça, je dis rien

si tu veux vraiment en savoir ce que la blogo en pense Elooooody a fait un très bon billet de synthèse à lire ici

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