La revue de stress de Lolobobo

Une revue de blogs, des audiobooks, des calembours à deux balles, et les des chroniques par un blogueur quadragénaire,père de famille, provincial, non influent et complètement à l'Ouest
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Message de service à mes copains de gauche qui défendent des trucs indéfendables.

, 10:13

 Depuis une semaine, quand les Français ne parlent pas d’huîtres, de foie gras, du vin qui les accompagne ou du drone avec caméra qu’on a offert au petit dernier et qui est allé s’écraser dans le jardin du voisin, chez que le susdit petit dernier espérait secrètement voler des photos de sa femme à forte poitrine. Bref quand ils ne parlent pas des fêtes. Les Français s’étripent sur le projet d’inscrire la déchéance de nationalité dans la constitution.

Histoire de simplifier le débat, je te dirai tout de suite que je suis contre.

Pourquoi ? Parce que même si on prend bien soin de le dire, de le redire ou de le hurler ; dire que si un Français est binational, on peut lui enlever sa nationalité (s’il est terroriste) c’est malgré tout dire qu’il y a deux sortes de Français, ceux qui ne sont que français, et ceux qui sont binationaux.

Bref, c’est revenir sur ce mot qui est inscrit dans la devise de notre pays : « égalité ».

En effet, on crée une inégalité de traitement entre ceux qui sont français, « uniquement », et les autres.

Et alors, me direz-vous, ça ne concerne que les terroristes, les « braves gens » qui n’ont rien à se reprocher ne risquent rien…

Dites, sérieusement, vous n’avez pas l’impression d’utiliser un argument merdique là ? Un peu comme Sergey Brin quand il vous explique que Google vous flique pour votre bien et que si vous n’avez rien à cacher ça ne pose pas de problème ?

Dans les faits, si on va trifouiller les textes pour y faire rentrer cette histoire de déchéance, on crée une différence entre nos concitoyens, et au quotidien on renforce les arguments des bas de plafond (tendance nazillonne) du Café du commerce, qui pourront expliquer à ce Français un peu plus bronzé (ou au contraire blanc) qu’eux qu’il n’est finalement pas exactement un Français « comme eux ».

À mon avis, prendre ce genre de mesure risque de créer un climat pas très « fraternel » entre les Français de diverses origines (si si, rappelez vous la « fraternité » ce terme inscrit sur les frontons des mairies…)

Bon voilà les grandes lignes de mon refus du truc, on peut après si vous voulez en parler quelques heures (autour d’un plateau d’huîtres, de foie gras, ou des photos de la voisine).

Après il y a des trucs qui me dérangent dans la manière dont a lieu le débat entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre.

Déjà il y a des arguments un peu bancals

Le premier : Les sondages.

Pour les pros-déchéance, le fait qu’un sondage ait dit que neuf Français sur 10 étaient pour la déchéance de nationalité signifie que c’est ce qu’il faut faire…

Ho, les gars, vous parlez d’un sondage ! Un sondage, ce n’est pas la position du peuple, c’est ce qu’on essaye d’en déduire après avoir interviewé un millier de personnes sur 60 millions.

Si on commence à considérer que les sondages sont la décision du peuple, on peut se simplifier (énormément) la démocratie, on arrête d’aller voter (on sonde 1000 personnes et on garde le candidat qui a le plus séduit le panel), on arrête aussi de faire bosser des députés et les sénateurs (on envoie un formulaire Google a un panel d’internautes chaque semaine en leur demandent de cocher les cases qui les intéressent). à mon humble avis, dire d’un sondage reflète « exactement » l’avis de la population, c’est une peu du foutage de gueule

Le second : « le contexte est différent ...»

Quand on dit a un pro déchéance : tu te rappelles comme en 2010 tu étais contre la proposition de déchéance de nationalité pour les criminels qu’avait faite Sarko, l’argument qu’on te renvoie c’est : « le contexte est différent ». Un peu comme s’il y avait une échelle de valeurs pour les criminels. Ne m’en veut pas copain toi qui utilises cet argument, mais tu me rappelles le sketch des inconnus sur le « bon chasseur et le mauvais chasseur » qu’on pourrait rejouer comme çà.

— Le mauvais criminel ; il a tué des gens innocents (il les a peut-être aussi un peu torturés et violés aussi) et il mérite la déchéance.

— Le bon criminel lui, il a tué des gens innocents (il les a peut être aussi un peu torturés et violés aussi) mais comme il n’est pas terroriste c’est un bon criminel, on ne va pas le déchoir...

Tu le remarques le ridicule de la situation ?

Le dernier argument un peu bancal, c’est la symbolique.

Pour le pro déchéance, faire ce choix c’est brandir un symbole fort face aux terroristes. Permets-moi de te rappeler que la menace de la déchéance de nationalité ne va pas les arrêter. On raconte même que certains d’entre eux ont brûlé leur passeport. Ils trouvent, par contre que rappeler des principes comme « Liberté, Égalité, Fraternité », c’est s’agiter comme une puce pour des « principes ». Permets-moi de te rappeler que les principes, et « les belles phrases » sont importants dans l’identité de notre pays (autant que chanter la Marseillaise, ou que d’agiter des drapeaux tricolores). Permet moi de paraphraser un homme politique qu’on entend souvent, mais si on renonce a ces valeurs, « il n’y a plus de quoi pavoiser ».

Enfin il y a aussi « les arguments de la dernière chance » du niveau cours d’école, quand mes « gentils » interlocuteurs sont à bout d’argument bancal, ils me proposent au choix.

Soit : « être contre la déchéance de nationalité, c’est faire le lit du FN »

Voilà, voilà ; je fais le lit du FN. Excuse-moi copain si en étant contre la déchéance, je fais le lit du FN, toi, en étant pour, tu lui donnes un peu raison quand il explique à longueur de temps qu’il y a des Français pas vraiment français. Alors je comprends qu’en prenant des mesures « dures » et un peu injustes tu veux faire le mâle dominant à qui les nazillons n’ont rien à apprendre.

Mais si refuser une mesure que le FN aimerait prendre c’est faire le lit du FN, prendre cette mesure qui les satisfait, c’est un peu accepter de se rouler dans les draps avec lui.

Tu ne crois pas ?

Je sais ma réponse fait un peu cours de récré, mais tes arguments étaient du même niveau.

Le deuxième argument de la dernière chance, c’est : « être contre la déchéance de nationalité c’est être un bobo intellectuel »...

Non t’es sérieux ?

Là, tu touches le fond copain. tu viens de t’entendre.

Si être contre c’est être un bobo intellectuel...

Alors, être pour c’est le contraire...

Donc si je t’entends bien, on va dire le contraire...

« Être pour la déchéance de nationalité, c’est être un moche moche un peu crétin ».

Et je sais bien que tu n’es pas comme ça.

C’est sans doute un argument dû à l’abus d’huîtres, de foie gras ou de photos de la voisine

Mais tu le sais bien comme toujours, je dis ça, je ne dis rien.

en attendant au feu vert

, 08:13

En France depuis 2010 le code de la route indique qu'un pièton qui s'engage sur la route est prioritaire sutr tous les autres usagers de la route.

Avec cependant quelque règle à respercter( je cite le site de la prévention routière)

  • S’il existe un passage pour piétons à moins de 50 mètres, vous devez l’utiliser (art. R412-37).
  • S’il n’existe pas de passage, vous devez traverser selon un axe perpendiculaire à la chaussée (art. R412-39).
  • Aux intersections à proximité desquelles il n’existe pas de passage pour piétons, vous devez traverser la chaussée en prolongement du trottoir (pas de traversée en diagonale) (art. R412-37).
  • Vous ne devez traverser qu’après vous être assuré de pouvoir le faire « sans risque, en fonction de la visibilité, de la distance et de la vitesse des véhicules » (art. R.412-37)
  • Lorsque la traversée de la chaussée est réglée par un feu de signalisation, vous ne devez vous engager que lorsque le feu est au vert pour les piétons.

Tout piéton ne respectant pas ces dispositions encourt une amende forfaitaire de 4€.

Il n’empêche qu'en France en 2013 489 piétons sont mort sur les routes et plus de 11000 ont étés blessés.

Pas toujours en traversant.

Ce qui m’amène aux vides que je voulais partager avec vous.

la première a été réalisé par Axa en Turquie pour sensibiliser les conducteur à s'arréter au passages protégés.

La seconde présente une initiative musicale et amusante pour inciter les piétons à patienter quand le feu est rouge pour eux.

J'aime bien

Ou l'on reparle des retraites (ou pas)

, 08:45

Je me rappelle de la dernière fois qu'on a voulu toucher au retraite en 2010 : d'un coté un gouvernement qui cherchait désespérément des sous, de l'autre des salariés (ou pas) qui se demandait s'il la verrait un jour cette retraite.

Des manifestations, des pseudos négociations et à la fin, (comme toujours) une annonce : le système des retraites est sauvé !

pour le moment

et puis voilà, ça repart

c'est bizarre, mais j'ai comme une impression de déjà vu

Ce qui est tout a fait impossible, puisque Maintenant TOUT a changé (ben oui suivez un peu vous n'avez pas vu le changement)

ben oui ça a changé quand même non ?

note que finalement çà a du bon

enfin pour les blogueurs

comme le fait remarquer très justement Seb Musset :

tweetsebretraite.png

Et c'est là qu'est toute la différence, quoi qu'on en dise on va pouvoir enfin travailler moins : en reprenant des article d'il y a 3 ans et en s’évitant des heures de recherches documentaires.

ça monsieur c'est du changement : du vrai !

La preuve il y a trois ans, Ray et Sam manifestaient


Ray & Sam - La manifestation par lolobobo22

et bien ils vont retourner dans la rue bientôt.

Mais je pense qu'on a pas fini de réformer les retraites

On en reparlera sans doute dans 3 ans.

A ce propos, j'ai une idée pour le réformateur de dans trois ans.

Il pourrait proposer de supprimer l'age de départ en retraite

et de remplacer les retraites par un plan convention obsèques

On irait bosser jusqu'à notre mort

MAIS

Mais la mise en bière serait gratuite et on remplacerai le pot de départ en retraite par une petite cérémonie en mémoire du défunt

Génial non ?

on pourrait même en profiter pour relancer l'idée de fabriquer des cercueils en carton recyclés !

Qu'on ferait financer par une taxe d'éco-recyclage payée par les entreprises

Et çà MONSIEUR se serait du changement, du vrai !

Après, je dis ça, je dis rien

si tu veux vraiment en savoir ce que la blogo en pense Elooooody a fait un très bon billet de synthèse à lire ici

J't'aime et J't'emmerde!

, 11:18

Il y a des jours ou vous passez une porte et ou vous ne savez pas que ça va changer définitivement votre regard sur le monde. Une fois passé le seuil vous rencontrez des gens font changer votre vie.

Ça m'est arrivé un lundi de septembre au début des années 90. En cherchant un moyen de ne pas faire mon service militaire (mon anti militarisme primaire), je m'étais intéressé au service civil, et j'avais choisi de le faire dans une association, tant qu'a perdre 10 mois de de ma vie, autant que ça puisse au moins être un peu utile...

Ce lundi de septembre donc je passait la porte des bureaux d'une association qui travaillait avec des sans domicile fixe. en me disant que j'allais peut être faire quelque choses de bien pour eux.

Ce que j’ignorai a l'époque c'est que je ne ferais pas plus pour eux qu'il ne feraient pour moi

Nous avons avancé ensemble, et finalement je dois plus a celles et ceux que j'ai rencontré qu'ils ne me devront jamais.

La ou j'avais pensé passer dix mois, j'ai passé 10 ans j'ai rencontré des centaines de personnes, celles qu'on accueillent et celles qui accueillent, j'ai partagé des histoires belle, tristes, heureuse, dramatique ou magique, j'ai découvert des gens avec une foi absolue, en Dieu ou en l'homme, j'ai bossé avec des salariés, des bénévoles, des gens de la rue, des anars et des militaires, des militants de droite et de gauche, des femmes et des hommes : des humaniste de tous horizons

J'ai appris des morts et j'ai pleuré, des naissances et j'ai souri, j'ai été invité a des pendaisons de crémaillère, j'ai partagé la nuit la plus longue de l'année avec des sans logis. j'ai vu naitre Un SAMU Social, des centres de soins et des accueils de jour. J'ai sensibilisé des gens au bénévolat et a l'engagement citoyen contre les exclusion. Bref j'ai adapté mon job de communicant a la manière de faire de l'association qui m'avais accepté en son sein.

Je n'ai pas communiqué sur la pauvreté, mais cherché a faire communiquer ceux qui la vivait et la combattaient au quotidien.

Parmi toutes ces rencontres, il y en a qui m'ont marqué plus que d'autre.

Philippe par exemple

J'ai toujours connu Philippe dans la rue.

parfois saoul, parfois non

Je l'ai vu prendre la décision de tous changer, et le faire (ou pas). je l'ai croisé un matin sur le bord de la gare décidant de partir pour Lourdes avec un train de pèlerin, et décider pour le temps d'un pèlerinage de se faire brancardier.

fest_2005_025.jpg

je l'ai vu participer a une fête de quartier et aider une petite fille toute triste à retrouver sa petite voiture égarée.

et nous avons discuté souvent

il y a un truc qui me reste de ces dialogues, souvent quand la colère devient trop grande, quand la discussion touche a des sujet sensible, quand on lui rappelle un rendez vous important avec l’assistante sociale, ou le médecin, il lève le ton, il se redresse il me regarde et de sa voix rocailleuse il me dit «Laurent J't'emmerde !».

La première fois ça ma fait tout drôle, je ne l'attendait pas...

Marianne, l'assistante sociale était a mes cotés, elle l'a regardé elle lui a souri et elle lui a dit : «Nous aussi on t'emmerde Philippe», il a souri, moi aussi

...Le «J't'emmerde » et le sourire sont resté dans nos échange

Un j’t'emmerde de Philippe c'est un sourire, un je t'aime pudique un aveux de faiblesse ou de reconnaissance, une déclaration d'amitié en un mot.

Quand je suis parti pour la Bretagne, on a fait une fête. Philippe et d'autres gars que j'avais croisés étaient la.

il m'a pris dans ses bras et m'a dit «J't'aime et J't'emmerde! prend soin de toi et de tes enfants...»

j'ai fait ça

Depuis je n'ai pas revu Philippe, la dernière fois que j'ai trainé dans les rues de la ville de mon enfance, il n'était pas là.

et puis hier il y a eu un article dans le journal

ph.jpg

Philippe a été hospitalisé en décembre

Pendant qu'il était à l'hôpital, au sein de l'asso chacun c'est activé pour lui trouver un lieu de convalescence (et même avec un peu de chance de résidence, il faut dire qu'il a 72 ans et que ce serait bien qu'il trouve un endroit pour se poser) , mais c'est long et difficile de trouver un lieu de vie.

apparemment trop pour certaines personnes de l’hôpital qui l'on déposé dans la journée du 31 décembre devant les portes du SAMU social vêtu d'une simple chemise d’hôpital.

J'aimerai juste dire «J't'emmerde » au type qui l'a viré de l'hosto avant d'aller réveillonner, histoire sans doute de ne pas surcharger ses stats d'occupation de lit, en se disant que de toute façon les SDF sont fait pour vivre et mourir dans la rue.

mais bien sur, je dis ça, je dis rien! (quoique)

Sandy c'est pas qu'aux zétazunis

, 07:56

L'ouragan Sandy arrivant sur New-York a été la «vedette» de l'actualité des dernières 72 heures.

On aurait presque pu croire qu'on était face au plus grand film catastrophe jamais réalisé par les pros de «l'entertainment».

  • Le décor, la plus grande ville du monde
  • Le déclencheur l'un des plus grand ouragans jamais vu
  • Les héros (involontaires) les habitants de la ville réunis face à l'adversité.

Certain magiciens de photoshop ont même imaginé les images chocs de cette superproduction

La scène de la tempête derrière la statue de la liberté

sl-fake1.jpg

Les requins dans wall-street (rien de très nouveau en fait)

requin-ny-fake.jpeg

La tempête et la statue de la liberté (pour la scène comique du film, idéalement c'est a ce moment la que ben Stiller ou Billy Crystal font une apparition éclair au générique) sl-fake2.jpg

Et puis on a un budget colossal a faire pâlir Hollywood ( on parle de 20 milliards de dollars)

Bref, on est a un tel niveau de d'actu spectacle qu'on en oublie presque l'ampleur de la catastrophe.

On oublie même qu'avant de toucher l'un des plus riches pays du monde, Sandy est passée et a semé la désolation dans les caraïbes.

Non pas que les américains ne méritent pas toute notre attention et notre compassion, le drame de l'ouragan Katrina il y a quelques années nous a montré qu'aucune nation n'était mieux préparée qu'une autre face au colères de dame nature.

Mais, qu'il y a quelque jours, dans un silence assourdissant Sandy c'est aussi abattue sur Haïti.

  • Un des pays les plus pauvre du monde (le plus pauvre ?)
  • Qui a subit des tremblements de terres et des tempêtes
  • Qui est entièrement dépendant de l'aide internationale pour survivre.

et que finalement personne n'en a parlé.

ou presque.

C'est pourquoi les équipe du secours catholique (présente sur place depuisle tremblement de terre) ont souhaité nous proposer quelques photos (pas photoshopées) pour vous faire le compte rendu de la situation haïtienne au lendemain du passage de Sandy qui a fait une vingtaine de morts et détruit une grande partie du peu d'infrastructures du pays.

sandy-haiti-elodie-periot-sc.jpg

c'est à lire et a voir sur leur site web

Après, je dis çà, je dis rien.

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