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Dire que ce mois ci je suis peu productif sur ce blog, c'est être encore loin du compte.

Pourtant a moins d'un mois de la présidentielle, quand je vois comment la campagne part en cacahuète, je me dis chaque matin qu'il y aurait de quoi écrire...

Alors ce matin je vais te raconter une histoire.

Tu le sais peut être, ou pas, mais à la maison il y a un chien. c'est celui de mes enfants, ce qui signifie, que se sont mes enfants qui lui font des poutous, des caresses et qui jouent avec lui.

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Ce qui signifie aussi que par contre, quand, il faut le brosser, le nourrir, le laver, payer ses croquettes ou ses vaccin et l’amener faire son pipi du soir (ou du matin), c'est a ma compagne ou a moi de nous y coller.

Bref...

Le fait est que comme tous les maitres de chiens qui sortent en laisse nous avons éduqué le brave bestiau a faire dans le caniveau.

Mais en dehors de ce que nous lui avons appris, j'ai depuis quelques temps, l'impression que mon chien apprend aussi de l'environnement dans lequel il grandit. tiens, par exemple :

Il y a a en bas de ma rue deux maisons qui se font face. de manière amusante, celle qui est a gauche de la rue est celle d'un militant communiste historique de mon bled. il lit le Télégramme (c'est le journal le plus à gauche dans mon coin).

Juste en face, donc à droite, il y a un gars plutôt a droite, qui pour sa part reçoit chaque matin (a l'heure de la promenade du clebs) Ouest France (qui tu l'aura deviné est dans mon bled le journal de droite).

et bien, figure toi que depuis prés d'une semaine, soit le début de la campagne officielle, mon chien à l'heure ou il doit faire son caca matinal (mais aussi sa crotte vespérale) choisi toujours de poser son obole à mère nature dans le caniveau de droite...

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que c'est çà manière de faire campagne.

C'est fou jusqu'où l'influence des blogueurs peut se cacher :o)

après, je dis ça, je dis rien.

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Quand on est un peu bas de plafond (comme moi), il est souhaitable de se faire expliquer les choses par des gens très compétents, et très pédagogues...

(merci de parler lentement aussi, çà m'aide à comprendre)

bref, on m'a dit il y a quelques jours :

- La TVA sociale, c'est bon pour l'emploi.

- Ha bon Bon pourquoi ?

- Parce qu'on déplace les charges sociales de l'emploi vers la consommation, donc l'emploi coute moins cher, et les patrons créent plus facilement de l'emploi...

- Ah oui... Je comprend ......... Enfin non pas tant que ça si on déplace les charges de l'emploi sur les prix, les prix augmentent, les consommateurs (qui ont toujours des petits salaires) achètent moins, les entreprises vendent moins, donc elles peuvent moins payer leur salaires, donc elles licencient, donc y'a plus de chômeur...

- Tais-toi imbécile, moi je suis un gars très compétent, et toi tu es bas de plafond !

- Ha ben oui vu sous cet angle....

Sauf que, ce matin, je lisais sur le site des Echos (ben oui quand on es bas de plafond faut se culturer) que les gens de L'OFCE, en se basant sur des chiffres du trésor, pensent que l'impact de la TVA Sociale va être nul sur l'emploi. créant au plus 10.000 emplois...

Par contre dans le pire des cas l'OFCE pense que ça peut faire perdre 40.000 emplois, et ça c'est un peu plus ballot.

Mais comme les gens de l'OFCE sont très compétents (et aussi très conciliants), ils ont accepté de refaire leurs calculs (avec force joie et optimisme) en reprenant les chiffres sur lesquels se sont basés les optimistes et très compétents gugusses qui nous ont pondu le projet de loi.

Et la tout de suite c'est mieux , je cite les Echos :

L'OFCE vient de refaire l'exercice en intégrant précisément les modalités envisagées aujourd'hui (ce qui n'était le cas d'aucune simulation du Trésor en 2007). L'étude n'est pas totalement achevée, mais il en ressort que la réforme créerait au mieux 48.000 emplois d'ici à cinq ans et en détruirait 16.000 dans le pire des cas.

Youpi, on a sauvé les travailleurs ! les 10% de chômage sont loin derrière nous, et faisant payer tous les français beaucoup plus sur ce qu'ils consomment, on va créer au mieux 48.000 emplois et au pire n'en perdre que 16.000 !

ça c'est de la bonne nouvelle qui va changer notre vie (en particulier celle des potentiels 16.000 personnes qui peuvent potentiellement perdre leur job) !

Je suis content d'être bas de plafond, parce que sinon, je crois que je déprimerai

en attendant : je suis heureux !


Didier Benureau - J'suis heureux par alcyon12

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Le fait que certains slogans de campagne ressemblent à s'y méprendre à des slogans de Giscard m'a fait repenser à l'une des plus célèbre passe d'armes du couple de candidat Mitterrand/Giscard ...

En 74, quand le premier disait « c'est une affaire de cœur et non pas seulement d'intelligence », le second lui répliquait «Vous n'avez pas le monopole du cœur»...

C'est amusant mais quand je regarde et j'écoute le «nouveau candidat de la droite» je me sent projeté 40 ans en arrière (ou presque).

Le débat est le même (ou presque), le partage des richesse, le partage des charges entre les plus riches et les plus pauvres.

et pourtant je vois une différence.

Je ne suis pas (du moins je m'y efforce) un militant borné qui a tout prix veut défendre un candidat face à un autre, mais avoir le bilan du président sortant, je m'interroge.

Dans ce perpétuel débat qui oppose le coeur et la raison, j'ai l'impression que de nombreux choix ont été faits non pas en fonction de la raison, et de l’intelligence, mais plutôt en fonction de choix personnels et affectif.

  • En choisissant d'aider financièrement sa famille politique (bien souvent du coté des plus riches),
  • en prenant des décisions touchant à la justice et à la police non pas en fonctions d'objectif en long terme, mais en réagissant au faits-divers,
  • En choisissant d'avancer dans une direction a tout prix, puis en revenant sur ces decisions afin de satisfaire tel ou telle corporation, engageant à l'occasion des dépense inconsidérée.
  • En cherchant a tout prix à se faire aimer... a droite, et même a l'extème droite.
  • En privilégiant le fait d'être aimer à celui d'être juste

En promettant qu'on sera bon, et fort quand nombre des promesse qu'on a faite n'ont pas étés tenues.

en ayant pourtant un bilan qui démontre, qu'on n'est ni si bon, ni si fort que ça.

  • être fort, ce n'est pas être dur
  • Aimer la France ce n'est pas vouloir la contrôler en tout, ni lever les français les un contre les autres, mais vouloir un pays meilleur pour chacun de ses habitants
  • être aux cotés du peuple, ce n'est pas le flatter mais agir au mieux des ses intérêt.

Vous, n'avez monsieur je président pas le monopole de L'intelligence

Quand au coeur ?!


Le Chanteur Masqué - Nouveau Président par D_Super

Après moi, je dis ça , je dis rien...

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Après des mois de coup bas et de petites phrases, il semble que c'est cette semaine qu'on va rentrer dans la «vraie» campagne, je veut dire par la que l'ensemble des «principaux » candidats devraient avant dimanche prochain s'être déclarés.

A toi qui en ces temps de rigueur budgétaire te demande quelle différence ça peut faire d'être ou pas un candidat «officiellement déclaré» je te dirait que j'ai crue comprendre qu'en théorie ça signifie qu'au lieu d'aller piquer dans les budget de réception des ministères et de l’Élysée pour organiser des non-meeting de non-candidat, ce sont les formations politiques qui prennent en charge les frais de campagne et autres opérations de com.

Donc, comme on rentre dans le dur de la campagne, je me permet de suggérer à l'ensemble des candidats une liste de sujets de dont je souhaiterai qu'ils s'abstiennent de me parler pendant la campagne, ça nous fera, a eux et a moi, gagner du temps.

J’apprécierai grandement, par exemple qu'on ne me parle pas des vertus du triple A :

il y a quelques mois, alors qu'on prévoyait la perte du triple A et on nous annonçait des taux d’emprunts plus fort si cela se produisait... Ben non, depuis la perte du triple A les taux d’intérêt ont même baissé étonnant non ?

J'aimerai aussi qu'on ne me parle pas des bienfaits de la rigueur:

Regarde nos amis Grecs (tu sais les vilains garnements au fond de la classe Europe, près du radiateur) on leur avait promis une reprise de la croissance et une augmentation du PIB, en 2012 si il acceptaient des plans de rigueur à la chaine. Mais aux dernières nouvelles on leur prévoit une récession de 3% et on demande aux salariés d'accepter une baisse de leur salaire minimum (par contre, à l'occasion, il faudra qu'on m'explique comment on peut éviter que la rue s’enflamme quand on promet moins de salaire et plus de taxes)

Serait il possible, qu'on arrête de me parler de la «classe moyenne»

Comment peut on considérer qu'un groupe rassemblant tout les français touchant un salaire compris entre 1 200 € (revenu médian des salariés à temps plein en France) à 3 000 € par mois envisage le monde, la vie quotidienne ou l'avenir avec un regard commun ?

Est il possible qu'on ne vienne pas me parler de civilisation et de religion...

Du moins en évitant de considérer que toute celles et ceux qui dans ce pays nourrissent un sentiment religieux sont des extrémistes chrétiens, musulmans, ou juifs qui n'ont que l'envie d'en découdre, la somme de ce qui rend le peuple de France «fier» de son pays est j'en suis sur bien plus fort que la somme des différences de leur croyances.

Peut on cesser aussi de parler du « fleuron de l'industrie française».

En prenant comme exemple des entreprises du CAC40 qui délocalise leur production, quand 85% du tissu économique et de l'emploi est le fait de PME et de TPE.

Il y aurait sans doute plein d'autres sujets et raccourcis que vous pourriez éviter et un travail de pédagogie certain à faire a faire pour me vendre des lendemains qui chante.

après, je dis ça, je dis rien

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En ce moment je lis pas mal de politique fiction, c'est plutôt sympa est inspirant.

imagine par exemple une histoire qui commencerait comme ça...

Dans un petit pays quelque part sur le vieux continent, grâce à un ensemble de conditions plutôt favorables (un marché boursier florissant boosté par l'immobilier et la spéculation, des taux d’intérêts plutôt avantageux, un vieux président finissant son mandat,...) un homme arrive à se faire élire a la plus haute fonction de l'état, avec grâce à un discours simple basé sur des images positives à faire se pâmer un bisounours, et ce malgré un programme léger, mais qui devrait pouvoir ne pas trop faire de mal au habitants du pays dans une situation de croissance forte.

Une fois élu cependant, il se trouve que tous les indicateurs positifs passent dans le rouge, une crise immobilière puis boursière, renvoi les prévisions de croissance à une peau de chagrin, et le manque d'anticipation de cette situation (pourtant prévue par de nombreux économistes), mettent les gouvernants dans une situation délicate, il doivent s'efforcer de colmater les fuites du navire qu'ils dirigent, et qui prend l'eau de toute part, en se retrouvant dans l’impossibilité de faire une politique susceptible de satisfaire qui que se soit : Ses soutiens économique trouvent sa politique économique sociale trop timorée, les habitants, se rendent compte que les promesses de campagne sonnaient creux ... Alors il panique, il agit dans l'urgence, s’efforçant d’éteindre le feu partout, sans jamais rien reconstruire après les incendies, brassant du vent qui attise les flammes de la crise, et laissant le feu de la crise dévorer la nation qui lui a été confiée.

Il refuse de porter la responsabilité de son inconséquence, il fait porter le poids économiques des decsions non prise à temps sur les plus fragile, les vieux et les pauvres, il sanctionnes les collectivités locales les accusant d'être la cause du déficit public en créant des emplois de services (qui souvent ne sont destiner qu'a compenser ceux qu'il a supprimé). il taille a coup de sabre dans les outils au service de la qualités de vie de ses concitoyens.

dans le même temps, il se souvient, il se souvient des temps plus simple ou il était ministre, ou il jouait au cowboy, ou il arrivait à faire illusion sur le front de la sécurité. il décide donc de revenir à ses fondamentaux, faisant voter des loi sécuritaire, houspillant la lenteur de la justice à chaque nouveau fait divers, surfant sur la vague de la peur pour essayer de retrouver son ancienne popularité. Il veut devenir l'homme providentiel qui saura guérir de toute les craintes.

Alors il réveille les peurs les plus profondes de la population, la peur de l'insécurité dans les rues, la peur de l'étranger, la peur du lendemain...

espérant ainsi passer pour un homme providentiel.

Mais la peur est plus forte que celui qui l'a créé.

Poussés par l'angoisse, n'ayant plus confiance en rien une part de la population, en perte de repère, en vient à penser que finalement l'homme fort qu'elle a élu, n'est pas si fort que ça, et que oui, finalement, il faut peut être plus de fermeté, moins d'étranger, plus de travail pour ceux qui sont ici, qui n'ont jamais rien et à qui l'on prend tout.

La peur se mue en panique, et la population se cherche un leader capable de porter cette politique sécuritaire et refermée sur la nation. et elle trouve, que finalement, avec son message encore plus simple à comprendre, l’extrême droite a sans doute quelque chose à offrir.

Alors il se passe une chose incroyable. dans ce pays berceau des droits de l'homme, la potentielle candidate de l’extrême droite séduit l'opinion (oui dans ma fiction, l'homme fort de l’extrême droite est une femme je fais ce que je veux, c'est moi qui écrit) , Elle fait des constat simple, trouve des boucs émissaires pour tout, en se gardant de proposer des solution réaliste, mais en trouvant des oreille qui l'écoute partout dans la population...

Face a cette monté des extrémistes et à la perte de sa popularité, le président à une idée. à quelques mois de l’élection qu'il risque de perdre il met en place 3 stratégies combiné.

  • Incapable de défendre quoi que se soit de son bilan, il lance des réforme impopulaires, il augment les impots, il autorise le fichage de la population, il n'écoute aucun conseil qu'il viennent de ses proche et pour chaque decision inacceptable il la justifie par la crise qu'on lui a imposée, et demande qu'on lui donne un mandat de plus pour montrer sa force et sa capacité à sauver le pays.
  • Dans le même temps, il essaye de liquider l'extreme droite, pour ce faire, il se rappelle que dans le code électoral de son pays, un candidat à la présidentielle doit obtenir 500 signatures d'élus pour pouvoir effectivement se présenter.
    Alors il fait pressions sur les elus pour que son adversaire n'ai pas ses 500 signatures. Il menace certains de représailles (financiéres et politique) il en cajole d'autres, pour qu'il ne signent pas.
  • Dans le même temps, il envoie le gros bras de son parti sur les plateaux de télévision et de radio, dans les colonnes des journaux, et il leur demande de tenir un discours musclé, simple suceptibl ede capter l'attention de ceux qui sont sur le point de se laisser tenter par les mirages de son adversaire la plus a droite.

Et comme toujours il espère.

Il espère que comme la candidate de l’extrême droite ne sera pas élue, il pourra faire main basse sur les voix de ses électeurs grâce a l'écho des propos nauséabond de ses lieutenants...

Il espère garder le pouvoir grâce à la bêtise et au désespoir des électeurs....

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Et bien sur il réussit à gagner l’élection.

Bon

Voilà voilà voilà...

Aprés c'est une fiction

dans la vraie vie on sait bien qu'Aucun elu ne serait aussi manipulateur, et qu'aucun électeur ne serait assez bête pour tomber dans un piège aussi grossier...

Enfin je crois !

Non ?

Après vous savez, moi je dis ça, je dis rien !