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Il y a des mots qui nous font rêver. Ou, du moins s’ils ne font pas rêver qui nous projettent dans une sorte d’imaginaire collectif.

Prends par exemple le mot « start-up » quand tu l’entends, tu penses à toutes ces boites qui se sont montées dans un garage ou sur une table de cuisine et à leur réussite. Du moins à la réussite de leurs fondateurs. Parce que c’est ce qu’on médiatise beaucoup.

Alors quand tu entends un candidat à la présidentielle qui te dit :

« Une start-up nation est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une »,

ben tu te dis que oui, c’est le sommet de la coolitude

Parce que dans ta tête, une start-up c’est une boite qui part de rien pour devenir un projet incroyable.

Ce qui est ballot, c’est que ce faisant tu fais abstraction du « coté sombre » de l’esprit start up

  • par exemple tu fais complètement abstraction de toutes les start-ups qui se sont lamentablement plantées.
  • Tu fais complètement abstraction des salariés de ces boites qui se sont lamentablement plantées.
  • Tu fais aussi abstraction de ses boites qui quand elles se présentent te disent qu’elles sont des start-up, et, qui quand tu regardes leur organigramme de plus près, n’ont pour « employés » que ses stagiaires avec un statut on ne peut plus précaire. Tu n’y crois pas, vas jeter un œil sur la page Facebook de génération précaire, c’est édifiant.

En fait une start-up, si c’est loin d’être une histoire de réussite, c’est souvent une histoire de management par le stress.

Le management par le stress c’est cette manière complètement dingue et indécente de gestion du personnel qui vise à pousser les employés à fournir constamment le meilleur d’eux-mêmes en les mettant en concurrence, en valorisant la réussite, en dénigrant L’échec, et en donnant au salarié la pleine et entière responsabilité de l’échec du groupe.

Le management par le stress c’est dire : si tu n’arrives pas à faire ce qu’un autre a réussit, tu es nul.

Ce qui pourrait être amusant, si ce n’était pathétique, avec cette méthode, c’est que pour le pseudo manager qui utilise cette méthode, il suffit qu’un seul de ses subordonnés réussisse à tenir un objectif inatteignable pour que l’incapacité des autres soit inacceptable.

Dit comme çà c’est monstrueux, n’est-ce pas.

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Alors faisons un saut d’un peu plus d’un an en arrière.

Quand on nous a promis un start-up nation, on nous a bien parlé des « premiers de cordées » qui créeraient leur « start-up » pas de ceux qui seraient derrière.

Et, tu diras sans doute que je suis cynique, mais si je fais une relecture de la dernière année dans la La start-up nation, j’ai un peu l’impression que ce qu’on y met en avant c’est plus le management par le stress que la « succes-story ».

Quand on vois ces lycéens qu’on envoie passer leur bac alors qu’on vient de leur dire que Parcoursup n’a rien à leur proposer.

  • Quand on explique à des retraités qu’il doivent payer plus parce qu’ils on déjà bien trop reçu
  • Quand on prend chaque mois 5 euros aux plus pauvres sur leurs prestations sociales tout en rendant u « trop perçu » aux plus riches
  • Quand on ramène un mouvement de grève des cheminots à une simple revendication salariale, alors que dans leurs revendications il y a aussi une volontés de défendre le service public.
  • Quand on traîne devant les tribunaux des personnes qui ne font preuve que d’humanité.

Je te laisse compléter la liste je suis sur que tu en trouveras d’autres,

Bref quand on incite l’ensemble de sa population à prendre individuellement la responsabilité de sa situation du pays.

On ne garde de l’esprit start-up que le mauvais management des ressources humaines en faisant fi de tout le reste.

On demande toujours plus sans jamais reconnaître les effort on humilie les plus fragiles pour voir jusqu’où peut aller leur capacité d’acceptation, de renoncement.

Mais tu vas me dire que je suis une langue de vipère.

d’un autre côté tu me connais.

Je dis ça, je dis rien.

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La publicité comportementale est une méthode de ciblage publicitaire sur internet.

C'est ce qui fait par exemple que si vous faites une recherche sur un moteur de recherche, ou si vous consultez une fiche produit sur un site marchand, vous allez voir apparaitre parmi les publicités qui s'affichent dans votre navigateur des propositions correspondants (plus ou moins bien) a vos intérêts.

Certes il existe des bloqueurs de publicités qui permettent de faire disparaitre toutes les annonces publicitaires (ou presque). Cependant, comme vous le font judicieusement remarque de nombreux sites, la publicité fait aussi partie de le leur modèle financier.

Vous êtes donc libre de ne pas accepter la publicité, mais vous pouvez aussi faire le choix, de l'accepter, tout en essayant de limiter un ciblage trop précis de vos habitudes, ce qui peut parfois être flippant.

Depuis quelques années, certaines régies publicitaires ont décidé de définir une sorte de "code d’étique" (oui je sais régies publicitaires et code d'étique ça fait bizarre dans une même phrase), et vous proposent non pas de ne pas vous diffuser de pub, mais de ne plus vous proposer de pubs "comportementales", c'est-à-dire que vous continuez à voir des annonces publicitaires, mais que celles-ci ne sont pas "optimisées" pour vous.

 !!! La publicité comportementale comment ça marche ? Quand vous allez sur un site qui diffuse de la pub (ou qui contient le marqueur publicitaire d'une marque ou d'une régie). La régie enregistre dans un cookie le fait que vous avez visité ce site qui fait partie de son réseau de diffusion. Par la suite, sur les autres sites faisant appel à cette régie (ou a ses partenaires) vous allez voir apparaitre de la publicité correspondant à des produits que vous avez consultés (ou a des produits similaires ou complémentaire)

Certaines régies ont fait le choix de se regrouper au sein d'outils aux noms rassurants comme Your Online Choices, WEBCHOICES, ou encore Network Advertising Initiative.

Ces trois sites vous proposent des listes de régies participants à leur programme et vous permettent de créer sur leur plateforme un cookie qui va leur indiquer que vous ne voulez pas de cookies "comportementaux".

Attention : la protection n'est pas permanente, comme tout est stocké dans des cookies, lle non concentement au ciblage est effacé dès que vous videz le cache de votre navigateur.

On a bien dit que les annonceurs s’essayaient à l'étique, pas qu'ils devenaient des saints 😉

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Hier, sur Facebook, je suis tombé sur un post de mon pote le Monsieur Poireau

«réduire le sans-abrisme» ou quand la novlangue nous réinvente ce qui s'appelle simplement trouver un toit.

Il y parle de Novlangue, moi j’y vois un truc bien plus profond et un peu glaçant.

En farfouillant un peu, j’ai supposé que les inventeurs du terme « sans-abrisme » étaient sans doute des cousins québecois, apparemment pour trouver un terme équivalent au terme anglais homelessness. Depuis le mot a essaimé partout dans la Francophonie.

Je trouve çà glaçant.

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Je t’explique ; souvent en français, on utilise le suffixe « -ISME » pour former le nom d’une théorie ou d’un mouvement de pensée, par exemple : Le communisme, le Socialisme, Le Nazisme, le Macronisme...

En fait si on tente une bête analyse sémantique du mot, on peut donc considérer que le « Sans-abrisme » est une théorie.

  • Donc, quand on parle « d’en finir avec le Sans-abrisme », on dit qu’en fait on est face à une construction théorique qu’il faut supprimer.
  • On transforme un problème de société en une sorte de « philosophie du sans-abris »
  • On construit en un mot une théorie il pourrait très bien y avoir ceux qui serait POUR le sans-abrisme ou CONTRE le sans-abrisme.
  • Pour en finir avec le sans-abrisme il suffit donc de refuser l'idée que les sans-abris existent en leur opposant la théorie de ceux qui ont un abris
  • C’est donc bien un un conflit de classe qu’on crée le problème n'est pas le mal logement mais les sans abris, qui comme certains le disent , l’ont bien cherché puisqu’ils ont refusé un hébergement d’urgence pour une nuit (comme si la problématique du logement devait être abordé uniquement en analysant le problème au jour le jour)
  • Et on efface, d’un coup les problématiques diverses des Sans-Abris ; des millions de personnes qui partout dans le monde sont les victimes du mal logement , chacun pour des raisons diverses..

Je trouve ça terrifiant de créer des mots si violents et « politiquement corrects »

Bien sur tu vas me dire que j’exagère, et que le suffixe « -ISME » ne sert pas qu’a définir des théories.

Tu a raison, on l’utilise aussi pour définir des maladies : somnambulisme, saturnisme,...

Effectivement , pour imaginer un tel « barbarisme » il faut être un grand malade.

Bien sur comme toujours je dis ça, je dis rien.

source de l'image

webetfax

Je viens de tomber sur un recueil de citations sur l'avenir des nouvelles technologies.

Et comme je suis super charitable, je vais à mon tour te faire un aveu, moi aussi j'ai dis des conneries, en 1999, un gars m'avait demandé de participer a un webzine, Internet etait encore tout neuf, et une foule de startuper essayaient de lancer des business avec tout (et surtout) n’importe quoi.

Un jour un gars m'avait fait parvenir un dossier de presse, grosso modo il pressentait le concept du blog personnel avec une mise en avant des commentaires et des commentateurs. et va savoir pourquoi (sans doute un peu de snobisme) je lui avait répondu que l'information n'avait rien a gagner si le premier crétin venu pouvait y ajouter n'importe quel commentaire.

Bon, OK, j'ai eu tord.

Quoique, quand je lis certain treads sur Twitter je me dis que pas tant que çà finalement

future-prediction-tech

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Next impact sort Kimetrak une extension pour Firefox et Chrome qui vous montre tous les domaines sur lesquels une page que vous visitez fait référence.

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Le magazine informatique Next impact propose une petite extension pour Firefox très instructive : Kimetrak.

Le fonctionnement de l’extension est très basique, dès que vous vous connectez à un site Internet elle comptabilise les appels fait à des domaines externe, c’est-à-dire les fichiers que votre navigateur s’en va télécharger sur d’autres serveurs sans que vous en sachiez rien.

Un petit exemple pour mieux comprendre, juste avant d’écrire ce billet je me suis connecté aux pages d’accueil de Libé, du Monde, et du Parisien.

Ce qui nous donne :

  • www.liberation.fr – 179 – domaines tiers
  • www.leparisien.fr/ – 75 – domaines tiers
  • www.lemonde.fr – 67 domaines tiers

Ce que nous apprend Kimetrak quand on surfe sur un site :

Je ne vais pas faire un plaidoyer contre les vilains qui nous espionnent, il y a en effet de nombreuses raisons d’aller chercher des ressources (bien pratiques) à l’extérieur d’un site (par exemple ajouter des jolies polices de caractères, des librairies javascript ou CSS ou même un gestionnaire de statistiques)

Mais on trouve aussi une foule de trucs dont on a pas obligatoirement conscience, comme des régies publicitaires, ou le chargement des boutons de partage vers les réseaux sociaux.

Je vous donne deux exemples :

Tout d’abord, celui d’une régie de pub, supposons que le Parisien, le Monde et Libé aient parmi leurs annonceurs une régie en commun. Si vous naviguez sur chacun de ces sites, le petit script publicitaire de cette régie, grâce à votre adresse IP, va pouvoir enregistrer que vous avez chargé de la pub issue de ses services, elle saura aussi depuis quel site et quand.

Et cela même sans que vous ayez besoin de cliquer sur la pub

Ça permet a cette régie, le jour ou par exemple vous faites une recherche de produit sur le site d’un de ces annonceurs de faire le lien avec ce qu’elle sait déjà de vous pour vous proposer des publicités plus «ciblées »

facebook.png

Comme second exemple je vais te parler du fameux petit bouton like de Facebook, qui est tellement courant (et discret) sur le web qu’on en oublie même qu’en plus du joli petit dessin d’un pouce levé il embarque plein de codes informatique qui permetent au réseau social de vous suivre même quand vous n’êtes ni sur son site ni sur ses nombreuses applications (Facebook, mais aussi mesenger, et instagram…)

D’ailleurs on ne s’en rend pas vraiment compte mais nous avons tous donner des informations à Facebook sur notre quotidien et notre identité qui sont facilement accessible à tous. un petit outil comme searchisback permet a ‘n’importe qui de savoir plein de choses sur les autres utilisateurs du réseau.

Histoire de finir de vous rendre parano j’en profite pour vous proposer un documentaire excellent : « Rien à cacher » ou les réalisateurs du documentaire arrivent à tirer le portrait d’un citoyen lambda simplement en croisant ses informations personnelles divulguées sur les réseaux sociaux et les méta datas transmises par les sites et les applications qu’ils utilise.

::video YouTube id='djbwzEIv7gE'::

(tiens au fait une petite info amusante en passant : simplement en te proposant le player pour te montrer le film, Youtube sait déjà sans même que tu le regarde que tu viens de lire un article qui y fait référence, ne t’étonne donc pas s’il te suggère de le voir la prochaine fois que tu iras sur son site pour mater des vidéos de chatons tout mimi).

Ce que nous apprend (ou nous rappelle) Kimetrak quand on crée un site internet.

Pour les propriétaires de sites et les blogueurs, kimetrak donne l’occasion de (re)découvrir des appels à des librairies ou des outils externes dont on ne soupçonnaitpas (ou dont on avait oublié la présence).

Tiens je regarde le petit indicateur du plugin en écrivant, même ici, quand tu te pointe sur la page d’accueil de lolobobo.fr, tu as une dizaine d’appel a des sites extérieurs. (Il va falloir que je fasse un peu de ménage)

Pour aller plus loin :