En 1893, Patty et Mildred Hill, deux sœurs dont l’une est musicienne et l’autre institutrice, se mettent en tête de créer une petite comptines pour les enfants pour commencer la journée d’école en disant bonjour. La chanson s’appelle « ’Good morning to You », La mélodie qui en résulte est celle de la chanson que nous avons tous au moins hurlée à pleine voix « joyeux anniversaire »

GoodMorningToAll

Quand quelques années plus tard, au début du XXe siècle, il devient « à la mode » de fêter son anniversaire de nouvelles paroles viennent se greffer dessus, faisant de la chanson la désormais célèbre « Happy Birthday to You »

En 1935, qu’un copyright est déposé par la société Summy Clayton, qui a publié les partitions de « ’Good morning to You ». En 1988, Warner/Chappell rachète les droits et grâce à la loi de 1990, qui étend la durée des copyrights, se trouve avec leur exclusivité jusqu’à 2030 pour les USA (2017 pour la France).

Ce qui signifie que sur chaque interprétation du titre, que se soit dans un film, à la télé, ou sur un disque, Warner/Chappell touche des droits qui chaque année s’élèvent à peu prêts à deux millions de dollars par an.

Belle rente pour un titre écrit il y a plus de 120 ans.

Sauf qu’au début de notre décennie, la réalisatrice Jennifer Nelson souhaite faire un film sur l’histoire de la chanson et se voit obligée de verser 1500 dollars pour utiliser la chanson dans son film.

Ce qu’elle fait

Jus qu’au moment ou elle s’interroge, si la chanson a été à l’origine déposée à la fin des années 1800, ses droits n’auraient pas pu courir plus loin que dans les années 1920, et donc, le dépôt de droit fait par Summy Clayton ne porterait pas sur la chanson, mais sur les partitions de piano édité...

Et Warner/Chappell toucherait des droits indus depuis plusieurs décennies...

Jennifer Nelson est sa maison de production on donc entamé en 2013 une procédure contre Warner pour réclamer le remboursement de ses droits qu’elle considère comme indus.

Et l’affaire va de rebondissement en rebondissement depuis.

Il y a un article très bien foutu surtoute cette affaire parue en début de semaine sur rue 89 . Je vous laisse aller le lire

Histoire de rendre au boss ce qui est au boss, j'ai trouvé l’info chez Sebsauvage (et j'espère qu'il ne me réclamera pas de droits) :) l'illustration vient de chez Wikimédia commons