Next impact sort Kimetrak une extension pour Firefox et Chrome qui vous montre tous les domaines sur lesquels une page que vous visitez fait référence.

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Le magazine informatique Next impact propose une petite extension pour Firefox très instructive : Kimetrak.

Le fonctionnement de l’extension est très basique, dès que vous vous connectez à un site Internet elle comptabilise les appels fait à des domaines externe, c’est-à-dire les fichiers que votre navigateur s’en va télécharger sur d’autres serveurs sans que vous en sachiez rien.

Un petit exemple pour mieux comprendre, juste avant d’écrire ce billet je me suis connecté aux pages d’accueil de Libé, du Monde, et du Parisien.

Ce qui nous donne :

  • www.liberation.fr – 179 – domaines tiers
  • www.leparisien.fr/ – 75 – domaines tiers
  • www.lemonde.fr – 67 domaines tiers

Ce que nous apprend Kimetrak quand on surfe sur un site :

Je ne vais pas faire un plaidoyer contre les vilains qui nous espionnent, il y a en effet de nombreuses raisons d’aller chercher des ressources (bien pratiques) à l’extérieur d’un site (par exemple ajouter des jolies polices de caractères, des librairies javascript ou CSS ou même un gestionnaire de statistiques)

Mais on trouve aussi une foule de trucs dont on a pas obligatoirement conscience, comme des régies publicitaires, ou le chargement des boutons de partage vers les réseaux sociaux.

Je vous donne deux exemples :

Tout d’abord, celui d’une régie de pub, supposons que le Parisien, le Monde et Libé aient parmi leurs annonceurs une régie en commun. Si vous naviguez sur chacun de ces sites, le petit script publicitaire de cette régie, grâce à votre adresse IP, va pouvoir enregistrer que vous avez chargé de la pub issue de ses services, elle saura aussi depuis quel site et quand.

Et cela même sans que vous ayez besoin de cliquer sur la pub

Ça permet a cette régie, le jour ou par exemple vous faites une recherche de produit sur le site d’un de ces annonceurs de faire le lien avec ce qu’elle sait déjà de vous pour vous proposer des publicités plus «ciblées »

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Comme second exemple je vais te parler du fameux petit bouton like de Facebook, qui est tellement courant (et discret) sur le web qu’on en oublie même qu’en plus du joli petit dessin d’un pouce levé il embarque plein de codes informatique qui permetent au réseau social de vous suivre même quand vous n’êtes ni sur son site ni sur ses nombreuses applications (Facebook, mais aussi mesenger, et instagram…)

D’ailleurs on ne s’en rend pas vraiment compte mais nous avons tous donner des informations à Facebook sur notre quotidien et notre identité qui sont facilement accessible à tous. un petit outil comme searchisback permet a ‘n’importe qui de savoir plein de choses sur les autres utilisateurs du réseau.

Histoire de finir de vous rendre parano j’en profite pour vous proposer un documentaire excellent : « Rien à cacher » ou les réalisateurs du documentaire arrivent à tirer le portrait d’un citoyen lambda simplement en croisant ses informations personnelles divulguées sur les réseaux sociaux et les méta datas transmises par les sites et les applications qu’ils utilise.

(tiens au fait une petite info amusante en passant : simplement en te proposant le player pour te montrer le film, Youtube sait déjà sans même que tu le regarde que tu viens de lire un article qui y fait référence, ne t’étonne donc pas s’il te suggère de le voir la prochaine fois que tu iras sur son site pour mater des vidéos de chatons tout mimi).

Ce que nous apprend (ou nous rappelle) Kimetrak quand on crée un site internet.

Pour les propriétaires de sites et les blogueurs, kimetrak donne l’occasion de (re)découvrir des appels à des librairies ou des outils externes dont on ne soupçonnaitpas (ou dont on avait oublié la présence).

Tiens je regarde le petit indicateur du plugin en écrivant, même ici, quand tu te pointe sur la page d’accueil de lolobobo.fr, tu as une dizaine d’appel a des sites extérieurs. (Il va falloir que je fasse un peu de ménage)

Pour aller plus loin :